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mardi 15 juin 2010
Solaire thermique : la face cachée du solaire qui pourrait enfin revenir dans la lumière
Lorsque l'on parle solaire aujourd'hui, il y a fort à parier que votre esprit se représentera des panneaux bleus sur un toit, et pensera donc solaire photo-voltaïque. Et pourtant, il existe un autre moyen d'exploiter le soleil pour produire de l'électricité : le solaire thermique [1] dont les perspectives d'avenir sont peut-être encore plus lumineuses. Les prévisions avancent pour la période 2009-2014, une croissance 6 fois plus importante de cette technologie par rapport à sa soeur photo-voltaïque...
Historique et technologie
L'énergie solaire thermique provient de la transformation du rayonnement solaire en énergie thermique. C'est donc la chaleur liée au rayonnement plutôt que le rayonnement lui-même qui est utilisé (cas du solaire photo-voltaïque). Le solaire thermique, pas dans sa forme moderne (!), a toujours été source d'innovation technique et d'inspiration pour le genre humain ; depuis Archimède qui s'en fit le promoteur pour repousser la flotte romaine de Syracuse, jusqu'à Frank Suhman qui en 1913 réalisa la première "centrale" thermique pour des besoins d'irrigation en Egypte. Mais c'est la crise pétrolière des années 70 qui révéla véritablement tout le potentiel de cette source de production électrique avec le lancement en 1980 par la société israélienne Luz International des premières exploitations à base de miroirs paraboliques dans le désert de Mojave, californie. La baisse du prix du pétrole et la quasi-disparition des aides incitatives aux Etats-Unis marqua l'entrée dans l'ombre de cette technologie et la montée en puissance de sa "rivale" - les relations fraternelles ne sont jamais parfaitement amicales - le solaire photo-voltaïque. Bien que le coût du kilowatt-heure [2] soit plus important avec le photo-voltaïque, sa capacité à être déployé à petite échelle, de façon modulaire, les investissements nécessaires sensiblement plus faibles et surtout la possibilité de fonctionnement "en dehors" du réseau (une habitation pouvant produire sa propre électricité indépendamment de son distributeur et sans coûts exorbitants de raccordement au réseau) ont représenté des atouts décisifs dans les premiers jours de cette industrie. Le fait que les centrales thermiques doivent être déployées dans des déserts ou zones sans nuage a aussi pu rajouter un degré de complexité, important à prendre en considération.
Malgré ce désamour transitoire, le solaire thermique connaît aujourd'hui un renouveau largement basé sur une technologie dont les avantages sont prouvés depuis bien des années. La technologie phare utilise des miroirs paraboliques qui concentrent l'énergie solaire en leur foyer au sein duquel est placé un tuyau dans lequel circule un fluide (sel fondu, huiles synthétiques, eau). La vapeur dégagée par cet échauffement permet ensuite d'entraîner une turbine et de produire l'électricité comme dans une centrale à vapeur classique.
Une autre approche, celle de la société américaine BrightSource qui a actuellement le vent en poupe (2 contrats de centrales de 1,3 GW en Californie) et d'eSolar [3] la société du serial-entrepreneur Bill Gross, se base sur des tours solaires. Un champ de miroirs plans dont l'orientation suit la trajectoire du soleil réfléchi les rayons lumineux vers un récepteur placé en haut de la fameuse tour. De même que précédemment, ce récepteur contient un fluide qui, chauffé à 550°C, va générer de la vapeur et ainsi entraîner une turbine. L'avantage majeur de ces tours solaires étant qu'elles permettent de porter le fluide à une température plus élevée que dans les cas des miroirs paraboliques, permettant ainsi d'obtenir des taux de conversion plus importants. Notons au passage l'existence d'une troisième technologie "thermique" qui en employant des miroirs circulaires (dish-shaped) est associée à un moteur Stirling dont les taux de conversion sont encore plus siginificatifs que dans les deux cas précédents. Les détracteurs de cette nouvelle approche arguent du fait que la complexité mécanique des moteurs Stirling couplée à leur prix prohibitif l'empêchera d'être compétitive.
Stockage et "hybridisation" des centrales
La capacité de stockage de l'énergie propre au solaire thermique pourrait à moyen terme représenter un atout déterminant par rapport au photo-voltaïque. En effet, il est techniquement faisable de stocker l'énergie thermique sous la forme de sel fondu à haute température. Il est ainsi possible de générer de la vapeur et donc de l'électricité même lorsque le soleil ne brille plus. Les centrales thermiques opérant sans stockage sont efficaces 30% de l'année alors que leurs collègues dotées de telles capacités le sont 70% du temps... Le phénomène de transfert de chaleur assure quand à lui une génération d'électricité stable pendant 15-30 minutes en cas de perturbation météorologique (ce qui n'est pas du tout le cas du solaire photo-voltaïque pour lequel cette durée est bien inférieure).
Néanmoins, les coûts relatifs au système de stockage sont importants, aussi l' "hybridisation" de la centrale est-elle envisagée afin de générer de l'électricité même durant la nuit. Les centrales thermiques bénéficient, en appoint, de l'appui de centrales électriques fonctionnant au gaz naturel. Ces deux systèmes possédant en commun la partie conversion de la vapeur en électricité, l'adaptation d'une centrale thermique en centrale à gaz représenterait donc un coût marginal. L' "hybridisation" pourrait même être envisagée dans l'autre sens, solaire thermique comme mode d'entraînement des turbines des centrales à gaz...
Un des obstacles majeurs à l'expansion du solaire thermique est lié au manque de financement dans ce secteur. Un projet typique de centrale thermique met 6 années à être développé de la conception à la construction, les investisseurs ont donc besoin d'un signal fort en terme de prix d'achat de l'électricité produite (prix plus élevé et stable). D'autre part, le recours systématique aux systèmes de refroidissement à base d'eau pour des projets en zone désertique représente une difficulté supplémentaire (un système de refroidissement à base d'air est en cours de test).
Malgré cela, la possibilité de produire de l'électricité à coût moindre et surtout l'opportunité unique de stockage de l'énergie fournit au solaire thermique un avantage concurrentiel déterminant par rapport au solaire photo-voltaïque qui n'a pas réellement d'autres alternatives pour sa production nocturne que les sources fossiles habituelles...
ORIGINE : BE Etats-Unis numéro 211 (11/06/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63660.htm
BaroWatt devient compatible avec Google PowerMeter
SOURCE : Cleantech Republic
lundi 14 juin 2010
Le projet Autolib' se précise
Inspiré par le système Velib’, le projet Autolib’ est cependant d’une tout autre ampleur. Cette « première mondiale », comme le souligne Annick Lepetit, adjointe au maire de Paris chargée des déplacements et présidente du syndicat mixte Autolib’, mettra en effet à disposition des parisiens et des résidents des communes limitrophes 3000 voitures électriques -un chiffre qui pourrait augmenter après l'ouverture du service en septembre 2011. 1000 stations doivent être installées d’ici là, dont 700 à Paris (500 stations de 4 places et 200 stations de 10 places), et 300 stations en banlieue. Sur les six candidats déclarés, quatre restent en lice aujourd’hui - ADA , Bolloré , le consortium Avis - RATP développement - SNCF - VINCI Park et le groupement VTLIB’ (Véolia transport urbain). Le choix définitif est prévu pour décembre 2010, avec un critère clé : répondre au défi technologique que représente un tel service, qui fait appel à des systèmes de gestion complexes (réservation du véhicule au départ et de la place à l’arrivée, GPS, etc). Les deux voitures envisagées sont la Blue Car de Bolloré (250 km d’autonomie, vitesse de pointe de 130 km/h) et la Cleanova du Groupe Dassault (150 à 200 km d’autonomie, 120 km/h vitesse maximale).
Dans chaque commune, une subvention publique sera versée au délégataire privé, plafonnée à 50 000 € par station Autolib' (soit, pour les 1400 stations projetées, une subvention globale de 70 millions d'euros). En contrepartie, les communes toucheront une redevance d'occupation d’un montant de 750 euros par place et par an. Une station de 6 places générera donc 4500 €/an de recettes, ce qui représente au final, entre la redevance et la subvention, une dépense de 1500 euros par an et par station pour les communes participant au dispositif. « L’opérateur privé peut de son côté espérer atteindre 200 000 abonnés », précise Sylvain Marty, directeur du syndicat mixte Autolib’. De fait, les enquêtes d’opinion montrent un grand engouement pour le projet : 73% des parisiens y sont favorables, tandis qu’en Ile de France, 2 400 000 personnes déclarent avoir l’intention d’utiliser Autolib’, 1 200 000 seraient par ailleurs prêts à revendre leur véhicule ou à en diminuer l’usage.
40 euros par mois
Outre l’aspect écologique du projet, l’argument financier est largement mis en avant par la Mairie de Paris : un usage standard d’Autolib’ reviendrait en effet à 40 euros par mois (15 euros d’abonnement obligatoire, puis environ 5 euros pour une demi-heure), quand une voiture individuelle coûte environ 400 euros par mois …et roule finalement assez peu. « Avec Autolib’, on ne paye que ce que l’on consomme. Ce tarif a été choisi pour faciliter l’accès des personnes plus modestes à la mobilité, celles qui n’ont pas les moyens de posséder une voiture, mais également celles qui sont prêtes à renoncer à leur véhicule », commente Annick Lepetit. Si Autolib’ n’est pas prévu pour effectuer les trajets domicile-travail, qui sont en principe couverts par les transports collectifs, il devrait faciliter les déplacements pour des rendez-vous professionnels dans Paris et en région parisienne, notamment pour les entreprises qui ne disposent pas de flotte propre. Les autres usages - loisirs, sorties en soirée et transport de courses- resteront probablement les plus fréquents.
Au plan environnemental, la Mairie table sur une diminution du parc privé de 22 500 véhicules – selon les études réalisées, pour chaque véhicule Autolib’ mis en service, sept voitures de particuliers seraient revendues dans la foulée -, soit une réduction des émissions de CO2 de 22 000 tonnes par an. 3% de la population devrait en outre renoncer à l’acquisition d’un véhicule dans les prochaines années grâce à ce nouveau service. Enfin, le cahier des charges stipule que 50% de l’électricité alimentant les véhicules doit provenir d’énergies renouvelables.
Source: Novethic
Mobilité : La F-City en « autopartage »
Une commande de 20 F-City va être livrée en région parisienne dans le cadre de la mise en place d’un système d’« autopartage ». En janvier dernier, le véhicule électrique produit par la société FAM Automobiles avait reçu une homologation européenne, lui ouvrant la voie à une diffusion auprès d’administrations, d’entreprises ou de particuliers. Labellisé par le pôle de compétitivité Véhicule du Futur, le projet F-City en est à la phase de production en série depuis fin 2009. 500 véhicules devraient être mis sur le marché cette année. En partenariat avec la PME VuLog, les véhicules ont été dotés d’un système intelligent de localisation par GPS permettant leur utilisation en « autopartage ».-->
Source: Le Journal de l'Innovation
Infinity Ventures Summit In Sapporo: 11 Demos From Japanese Startups (GeeksOnAPlane Final Stop)
Just a handful of the 30+ Geeks On A Plane
(GOAP) who started their Asian field trip in Shanghai, and then moved on to Beijing, Seoul, and Singapore, made it to Japan
, the final stop of the tour. The highlight of the Japan leg was the Infinity Ventures Summit (IVS) in Sapporo
[this and many of the following links are in Japanese], a two-day, invitation-only event that takes place twice a year. Organized by VC firm Infinity Venture Partners
, the IVS attracted over 400 people from the domestic web industry and a number of international attendees this time.
The agenda was filled with panel discussions and presentations on the hot topic in Japan’s web industry today, social gaming. The other current hot topic, the launch of the iPad in this country late last month, was reflected in the launchpad, which gave a total of 11 Japanese startups the chance to demo their products.
In the end, V-Sido For Smartphones, a piece of real-time control system software for humanoid robots, won the title of best demo.
But here are short profiles of all the 11 products that were shown on-stage. (Please note some of the companies have yet to launch homepages in English.)
The winner and runners-up of the IVS launchpad
V-Sido For Smartphones
by Wataru Yoshizaki
Best of show went to robot fanatic Wataru Yoshizaki who already made it to second at the last IVS launchpad. V-Sido For Smartphones
is a real-time control system for humanoids that turns smartphones into multi-touch remote controls for those robots. For example, if the user draws the shape of a star on the phone’s screen, the humanoid in question does the same in the real world (and in real-time). Move your fingers faster, and the robot will move its arms faster, too. Yamazaki said his future plans include developing a solution of life-sized robots and commercializing V-Sido by year-end.
Skip to 3.08 in this (Japanese) clip for a short demo:
AQUSH
by Exchange Corporation
(first runner-up)
Much like Zopa in the UK, AQUSH is a peer-to-peer lending service that connects people with extra money with those who want to borrow money. Launched in December last year, the site allows lenders to set their desired investment amount and interest rates from 4% to 15% for 5 classes of borrower credit risk, as denoted by AQUSH itself. Loan applicants are screened by AQUSH based on their credit histories, financial situation and FICO
scores. AQUSH says borrowers borrow at 11.6% on average (6.5% cheaper than traditional lenders), while lenders can expect a return on investment of 7.8% on loans (compared to 3 year time deposits that pay 0.15%). The goal is to unlock some of the more than $7 trillion of retail cash and bank deposits by offering individual investors access to the $300 billion Japanese consumer loan market.
iogous
by Fringe81
(second runner-up)
iogous is a patent-pending display ad optimization solution. The tool breaks down each display ad into six components: main visual (for example, a picture), catch phrase, logo, “action button” (for example, “Click here”), format, and background color. iougous can then create thousands of “optimized” banner ads by combining these elements (see some examples in the image below). Fringe81, the startup behind the service, claims customers can expect up to 80% increase in CTR when compared to using traditional, static banner ads (more info in English here
).
PartyGames by KLab
(third runner-up)
PartyGames is a series of multi-player games developed for the iPad and iPhone. The main idea is to use an iPad as the main screen and then have a group of players use their iPhones as individual game screens, for example to play poker in the real world (the devices are linked via Bluetooth). KLab has so far brought PartyPoker to the Japanese AppStore
. “PartyCoupleMatching” (game for group dates) and others (PartyDarts, PartyBowling etc.) are on the way.
Here’s a video showing how PartyPoker works (here‘s the PartyCoupleMatching video):
Lifelog system L+ by Ryo Koshino (fourth runner-up)
L+ is a lifelog tool for Android that makes use of four hardware elements: GPS, Bluetooth, accelerometer, and microphone. The tool aims at answering the question what you did at which location, at which time and possibly together with whom. L+ helps you to keep track of how many steps you took at a given day (via the accelerometer), how you moved around the city (via GPS and Wi-Fi), and whom of your friends you met or who’s around (via Bluetooth connection). Activity is recorded for future reference through Google Maps, calendars, and various stats L+ creates while in use.
The best of the rest of the IVS launchpad
Here’s a list of the six other products that didn’t make the cut:
- Zeptopad Planner Note
, a note and whiteboard app for the iPad that lets you easily create vector images and comes with a ton of features (iTunes
)
- Cerevo Cam Live!
, a 9MP “social camera” that uploads pictures to the web (via Wi-Fi or 3G) and livestreams video over Ustream directly from the device
- GQ iPad version
, an app that focuses on monetization through digital ads from luxury brands and features in-app movie clips (for example, movie trailers)
- Fastweet Live HD, a Twitter client for the iPad that helps users keep track of “hot” hash tags and displays relevant tweets in matrix format (not yet released/iPhone versions in iTunes
)
- Motion Dive .Cast
, a feature-rich application that lets users remix and create videos with their iPad
- TweetBubbles
, an Adobe AIR Twitter app that allows participants of presentations to overlay comments or questions (as tweets) in bubbles on top of the presentation
Japanese tech blog Tech Wave offers video recordings of all 11 demos on its Ustream channel
(all presentations were held in Japanese).
Source: Techcrunch
vendredi 11 juin 2010
Des start-up inspiratrices des banques en matière d'innovation ?
"Le marché bancaire est un secteur compétitif où les institutions financières doivent être force de proposition pour leur clientèle", indique Celent dans son rapport intitulé "Financial Technology Start-up 2010 : Giving banks a run for the money". Or, explique le cabinet, les institutions financières ont parfois du mal à se positionner sur l'innovation en raison de problèmes liés à la conformité, d'organisations en silos ou de politiques internes. Résultat : un certain nombre des initiatives innovantes vient de jeunes entreprises non bancaires mais actives dans le secteur financier. Et qui ont su cibler les secteurs dans lesquels la demande client est forte en matière de services. Start-up qui proposent ensuite leurs produits en passant ou pas par des institutions financières. D'où la nécessité pour les banques de se rapprocher de ces jeunes pousses, dans le but de réaliser des partenariats ou pour détecter l'innovation.
Dix start-up qui pourraient influencer les services bancaires
Notamment pour consolider leurs relations avec leurs consommateurs, ce que permettent de réaliser les initiatives relevées, souvent collaboratives et personnalisées. Dans ce but, Celent s'est du coup intéressé au Finnovate Spring 2010, dont il a retenu dix start-up considérées comme les plus prometteuses. Parmi elles, figure l'américaine GoalMine. Celle-ci propose un site où est rassemblée une sélection de fonds mutuels, sur lesquels les consommateurs peuvent choisir d'investir. La solution propose également aux utilisateurs de communiquer via un réseau social pour partager leurs avis sur les investissements. Mais aussi encourager d'autres participants à investir sur ces fonds.
Créer un département spécifique à l'innovation
Dans le domaine de la sécurité, le cabinet a retenu SilverTail. Celle-ci propose un logiciel qui analyse en temps réel les attaques dirigées vers les sites Internet des banques. Et les alertent systématiquement lors de ces offensives. SilverTail offre aussi la possibilité aux banques de gérer la sécurité de leurs solutions d'applications mobiles. Par ailleurs, et compte tenu de l'architecture particulière du secteur financier, le rapport recommande aux institutions de créer un département spécifique en charge de l'innovation. "Cela facilitera la formulation de leurs stratégies innovantes comme la possibilité de saisir des marchés émergeants", conclut le cabinet.
SOURCE : L'Atelier
Des start-up inspiratrices des banques en matière d'innovation ?
De plus en plus de jeunes entreprises technologiques proposent des services financiers personnalisés ou collaboratifs. Autant d'initiatives qui, pour Celent, se révèlent comme des partenaires pour les banques pour innover.
"Le marché bancaire est un secteur compétitif où les institutions financières doivent être force de proposition pour leur clientèle", indique Celent dans son rapport intitulé "Financial Technology Start-up 2010 : Giving banks a run for the money". Or, explique le cabinet, les institutions financières ont parfois du mal à se positionner sur l'innovation en raison de problèmes liés à la conformité, d'organisations en silos ou de politiques internes. Résultat : un certain nombre des initiatives innovantes vient de jeunes entreprises non bancaires mais actives dans le secteur financier. Et qui ont su cibler les secteurs dans lesquels la demande client est forte en matière de services. Start-up qui proposent ensuite leurs produits en passant ou pas par des institutions financières. D'où la nécessité pour les banques de se rapprocher de ces jeunes pousses, dans le but de réaliser des partenariats ou pour détecter l'innovation.
Dix start-up qui pourraient influencer les services bancaires
Notamment pour consolider leurs relations avec leurs consommateurs, ce que permettent de réaliser les initiatives relevées, souvent collaboratives et personnalisées. Dans ce but, Celent s'est du coup intéressé au Finnovate Spring 2010, dont il a retenu dix start-up considérées comme les plus prometteuses. Parmi elles, figure l'américaine GoalMine. Celle-ci propose un site où est rassemblée une sélection de fonds mutuels, sur lesquels les consommateurs peuvent choisir d'investir. La solution propose également aux utilisateurs de communiquer via un réseau social pour partager leurs avis sur les investissements. Mais aussi encourager d'autres participants à investir sur ces fonds.
Créer un département spécifique à l'innovation
Dans le domaine de la sécurité, le cabinet a retenu SilverTail. Celle-ci propose un logiciel qui analyse en temps réel les attaques dirigées vers les sites Internet des banques. Et les alertent systématiquement lors de ces offensives. SilverTail offre aussi la possibilité aux banques de gérer la sécurité de leurs solutions d'applications mobiles. Par ailleurs, et compte tenu de l'architecture particulière du secteur financier, le rapport recommande aux institutions de créer un département spécifique en charge de l'innovation. "Cela facilitera la formulation de leurs stratégies innovantes comme la possibilité de saisir des marchés émergeants", conclut le cabinet.
Source: L'Atelier