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mercredi 8 décembre 2010
Produire de l'électricité avec des plantes : bientôt possible ?
Développement durable : plan d’action pour 2050
Mené par les responsables de la stratégie de 29 grandes multinationales comme Sony, Accenture ou GrupoNueva (et mis en forme par Robert Horn, le gourou de la « visualisation de l’information » de l’université de Stanford) « Vision 2050″ dévoile un plan d’action à la fois ambitieux et méticuleux pour atteindre un état d’ « équilibre » entre le développement humain et le respect de l’environnement en 2050.
Le document, divisé en 10 grands thèmes (énergie, transport, matériaux, gouvernance, etc.) définit 70 mesures de succès et 350 objectifs à atteindre d’ici là.
Présentation ppt :
http://www.wbcsd.org/web//projects/BZrole/WBCSD%20Vision%202050%20full%20slide%20deck_version%2002.pptx
ELIOT® : 1ère canalisation détectable et communicante
« C’est une histoire avant tout humaine, celle d’une rencontre entre deux mondes » raconte Jean Therme, Directeur de la Recherche Technologique du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives). Rachetée par ses cadres dans les années 2000, la société RYB, créée en 1962 autour de l’activité d’extrusion de matières plastiques, a la volonté de répondre à une problématique mondiale : faciliter la détection des réseaux et rendre les canalisations communicantes et adaptées à toutes conditions. Bernard Vinoy, président de RYB, entre donc en contact avec Jean Therme.
Une collaboration avec le CEA-Leti
De cette rencontre naît, en juillet 2007, une collaboration de trois ans avec le CEA-Leti (Laboratoire d’Electronique de Technologie de l’Information), basé à Grenoble. Dans le cadre du programme de soutien aux industries intégratives françaises du CEA, le laboratoire planche sur la problématique posée par RYB, à savoir rendre détectable une canalisation enfouie dans un contexte urbain évolutif. « En juillet 2009, aucune solution économiquement viable n’avait été trouvée. C’est finalement un ingénieur du CEA, Thierry Thomas, qui avait une connaissance des deux secteurs, celui des communications sans fil et celui des technologies de forage, qui a trouvé la solution » indique Jean Therme.
Des tags RFID « spéciaux »
L’ingénieur est en effet parvenu à intégrer un nouveau type de technologie de type RFID dans la canalisation. Brevetée, cette technologie permet la détection jusqu’à 1,50 m de profondeur d’enfouissement dans tous types de sols (goudron, sable, terre, cailloux, secs, humides, etc...) et dans l’eau, avec une précision de l’ordre de quelques centimètres. Les tags RFID spéciaux intégrés à la canalisation, à intervalles réguliers, selon un procédé là encore breveté (1), disposent d’une capacité de stockage d’informations (type de canalisation, dates de fabrication et de pose, etc).
Commercialisation courant 2011
Baptisé ELIOT® (Equipement de Localisation et d’Identification des Ouvrages en Terre), cette canalisation d’un nouveau genre offre de nombreuses perspectives en termes de sécurité (notamment arrachage accidentel), de traçabilité, mais aussi de suivi et d’entretien des réseaux de gaz, d’eau potable, d’eaux usées et industrielles, d’électricité et de télécommunication. Après différents tests, notamment sur une tranchée équipée de capteurs sur le site du CEA-Leti, le dispositif a été expérimenté sur la plateforme de recherche du groupe GDF SUEZ. ELIOT® devrait être commercialisé dans le courant 2011. « Rien que dans le secteur de l’eau en France, 800 000 km de réseau sont à rénover dans les prochaines années » conclut Marc-Antoine Blin, Directeur Général de RYB.
Source: Le Journal de l'Innovation, Elsa Bellanger
lundi 6 décembre 2010
La filière solaire au bord de la crise de nerfs
Chacun veut être associé à l'avenir du secteur, dans le cadre d'une concertation générale et avec l'objectif de la mise en place d'une gouvernance de la filière. Deux éléments qui font défaut depuis des mois. Si les avis divergent sur le moratoire annoncé par Matignon, l'ensemble des acteurs ne s'oppose pas à une baisse des tarifs d'achat mais milite pour l'instauration d'un cadre réglementaire clair et surtout durable.
Le décret qui fixera les règles du moratoire est en cours de rédaction et devrait être publié, au plus tard, en début de semaine prochaine.
Voici une synthèse des principales réactions.
Enerplan : une réaction en deux temps
Enerplan a d'abord considéré que "le moratoire de 3 mois sur l’octroi du tarif d’achat est une décision sage". L'association professionnelle - regroupant plus de 200 membres - s'est félicitée, dans un premier communiqué, que le dispositif épargne le marché résidentiel tout en laissant se réaliser les projets de plus grande taille réellement engagés. Elle considèrait parallèlement que la période qui s'ouvre va permettre de faire la lumière sur la file d'attente.
Mais un deuxième communiqué a singulièrement durci le ton : à la lumière du projet de décret, Enerplan a estimé que les professionnels étaient "mortifiés et très inquiets". Et de préciser : "le projet de décret conduirait des projets en cours de construction, voire construits, dont la mise en service ne sera pas faite dans les délais indiqués, à ne pas bénéficier des tarifs pour lesquels ils ont été financés. Si c’était le cas, cela correspondrait à un défaut souverain de la France, soit une remise en cause de la signature du pays."
IPF : contre le moratoire et pour une véritable négociation
Impulsée mi septembre, l'Industrie photovoltaïque française (*) avait déjà mis la pression sur le gouvernement en septembre dernier, suite à la 2e baisse des tarifs d'achat. "Aujourd'hui l'IPF regroupe une vingtaine d'acteurs cumulant 70 à 75% de la capacité de production française", affirme Yann Maus, PDG de Fonroche. Il souligne qu'entre 2007 et 2011, la puissance industrielle du pays va être multipliée par dix, passant ses capacités de 70 MW à 700 MW. Soit des centaines de millions d'euros investis dans l'Hexagone.
"Sur toute l'année 2010, aucune consultation n'a été engagée avec les industriels", s'alarme l'IPF, qui vilipende la gestion en urgence permanente de la filière par les pouvoirs publics, et les décisions prises sans négociation. "La situation est actuellement inimaginable pour un industriel", poursuit Yann Maus, face à la politique de "stop and go" de l'Etat.
" On ne pourra pas vivre 4 mois dans ce moratoire," explique le PDG de Fonroche, un industriel employant 300 salariés. Les inquiétudes sont nombreuses face à un possible arrêt du marché, des commandes et des financements qui en découlent. L'association est aussi contre une rétroactivité maquillée, dissimulée derrière la volonté de renvoyer à la case départ tous les projets n'ayant pas payés la PTF (proposition technique et financière) auprès d'ErDF, dans la démarche de raccordement au réseau.
L'IPF va présenter dans les prochaines semaines un plan de développement pour son industrie, avec une vision de long terme.
Apesi : un impact grave pour les PME
L'association des producteurs d'électricité solaire indépendants (Apesi) est également très remontée : "nous sommes totalement déconcertés, pour ne pas dire choqués par ce moratoire de quatre mois qui est totalement déconnecté des réalités du terrain", s'insurge David Guinard, membre du bureau et par ailleurs directeur général de Photosol. "Ce sont deux ans de travail qui sont remis en cause et des investissements énormes. Cela veut dire un chiffre d'affaires annulé ou, au mieux, reporté de plusieurs mois. Dans des PME comme les nôtres, ce gel n'est pas tenable et risque d'entraîner des licenciements et des faillites très rapidement".
L'Apesi est en revanche satisfaite de l'ouverture d'une concertation avec l'ensemble des acteurs. Mais elle reste méfiante : "il ne faudrait pas que ce soit une concertation de façade comme pendant la préparation du rapport Charpin", s'inquiète David Guinard.
L'Apesi réitère ses propositions : elle est favorable à une baisse régulière des tarifs d'achat, par exemple chaque trimestre, mais s'oppose à la perspective des quotas et des appels d'offre sur les centrales au sol. "Les appels d'offre ne sont pas adaptés à une industrie comme le solaire où tout va très vite. On le voit bien d'ailleurs avec l'abandon en catimini par l'Etat de l'appel d'offres pour l'installation d'une centrale solaire par région", reprend David Guinard.
SER : une décision absurde
Une première réaction était plutôt mesurée : Si on veut qu'il y ait des investissements industriels, il faut un système pérenne dans lequel tous les acteurs aient confiance", a indiqué jeudi à l'AFP le président du Syndicat des énergies renouvelables, André Antolini, juste après la réunion de Matignon. Mais le ton est ensuite monté d'un cran : "Une activité mise entre parenthèse pendant 4 mois, c'est insupportable ", a repris, vendredi, André Antolini. "Le premier critère pour mettre en place une industrie, c'est la stabilité. On ne peut pas changer d'avis tous les trois mois. C'est un gag ! Un triste gag ! ", a renchéri Arnaud Mine, président du groupement des professionnels du solaire photovoltaïque (Soler).
Le SER-Soler a par ailleurs présenté ce matin ses propositions : il souhaite "une transparence totale sur la file d'attente" des demandes de raccordement, objet de polémique depuis de longs mois, avec une publication régulière de son état (par exemple, hebdomadaire). Il demande aussi la mise en place "d'un système de gestion des volumes reposant sur une maîtrise d'une enveloppe CSPE".
CLER et Hespul : inquiétude sur un coup d'arrêt aux investissements
Les associations CLER (Comité de liaison des énergies renouvelables) et Hespul viennent également de manifester leur inquiétude : "le Gouvernement opère un choix contradictoire avec ses objectifs. Il prend surtout le risque réel de tuer dans l’œuf une filière en plein développement et plus encore de mettre la France définitivement hors course", estiment-elles dans un communiqué commun.
Elles redoutent notamment que "l'instabilité chronique du dispositif de soutien" décourage les majors mondiaux à construire des usines en France et freine le développement d'une industrie solaire française.
Méfiantes, elles souhaitent par ailleurs que les quatre mois de suspension du tarif "soient l'occasion d'une réelle concertation ouverte et non la validation de mesures déjà prises".
Pour aller plus loin sur le projet de décret :
- Solaire plus de questions que de réponses
- Solaire photovoltaïque : le projet de décret
- Solaire : décryptage du projet de décret. Un moratoire ou une pause ?
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* Les membres de l'association : Auversun, ECM Technologies, Emix, Fonroche Energie, Francewatts, KDG Energy, Mecosun, MPO Energy, Photowatt, SEMCO Engineering / Irysolar, Sillia Energie, SNA Solar, Solairedirect, Solarezo, Solbos/Solar Construct, Soprema, Systovi, Voltec Solar.
OpenAIRE : Un accès aux résultats de la recherche européenne
Les résultats de la recherche scientifique financée par l’UE, au titre du septième programme-cadre (7e PC) et du Conseil européen de la recherche, sont désormais accessibles aux chercheurs, aux entreprises et aux citoyens européens sur OpenAIRE (Open Access Infrastructure for Research in Europe). Fruit d’une initiative pilote d’août 2008 de la Commission européenne sur l’accès libre, OpenAIRE a été lancé le 2 décembre à l’Université de Gand (Belgique). Les domaines de la santé, de l’énergie, de l’environnement, certains secteurs des technologies de l’information et des communications et des infrastructures de recherche, des sciences sociales et humaines et de la science et la société sont particulièrement concernés.
Un accès pour les chercheurs, les entreprises et les citoyens
« L’information scientifique, qui peut transformer nos vies en les améliorant, est trop précieuse pour être mise sous clef. Qui plus est, tous les citoyens de l’UE ont le droit d’accéder aux connaissances produites grâce à des fonds publics et d’en tirer profit » rappelle Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique. « Les entreprises, en particulier les PME, ont besoin de savoir où trouver les résultats des recherches scientifiques pour pouvoir les utiliser afin de créer des emplois et d’améliorer la qualité de la vie. OpenAIRE contribuera grandement à faciliter la diffusion des connaissances scientifiques en Europe, et donc à développer une véritable Union pour l’innovation » ajoute Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission européenne responsable de la recherche, de l’innovation et de la science.
Source: Le Journal de l'Innovation
lundi 29 novembre 2010
Combiner les capteurs améliore la détection de places libres
Pour diminuer la marge d'erreurs potentielles, les systèmes de détection d'emplacements de parking doivent utiliser simultanément technologies optique et magnétique.
Afin d’améliorer les systèmes de détection en temps réel des places libres dans les parking, une équipe de scientifiques de l’université polytechnique de Catalogne (EETAC) propose un système qui combine capteurs optiques et capteurs magnétiques. Le dispositif, qui prend la forme de petits boîtiers (quatre centimètres sur treize), est directement intégré dans le trottoir, au niveau des places de parking. Le capteur optique détecte le changement brusque de luminosité qui se produit lorsqu’un véhicule se gare à cet emplacement. Et pour s’assurer que l’ombre produite provient bien d’un véhicule, le système active alors un second capteur.
Un capteur magnétique effectue une seconde vérification
Celui-ci analyse la légère perturbation du champ magnétique sensée advenir quand une telle manœuvre est effectuée à cet endroit par un conducteur. Deux précautions valant mieux qu’une, selon les responsables du projet. Les deux capteurs sont par ailleurs connectés à un microcontrôleur qui fait procéder des algorithmes pour déterminer si un véhicule est présent ou non, en fonction des données récoltées. Point important : seul le capteur optique est activé en permanence, et il a l’avantage de consommer peu d’énergie. A partir du moment où le véhicule est détecté, un signal est envoyé par RFID à un émetteur/récepteur.
Une consommation moindre en énergie
Ce dernier le transmet à une base de données ou un centre de contrôle en quelques secondes (en utilisant une connexion Wi-Fi ou GPRS). Les services municipaux ou les opérateurs de parking peuvent ainsi recevoir à leur tour l’information, en quasi temps réel. D’autres clients pourraient également être mis au courant, en recevant un message sur leur mobile, par exemple. A noter : le système est actuellement testé, et sera à terme mis en place dans un quartier de Barcelone.
Source: L'Atelier
jeudi 25 novembre 2010
Quand la 3D analyse l'impact environnemental d'une construction
RayCreatis génère des simulations en trois dimensions sur la consommation énergétique d'un bâtiment. Cela en fonction d'une série de critères, comme les arbres qui lui font de l'ombre.
Pour prendre en compte la dimension énergétique de la construction d’un bâtiment, il faut intégrer aux logiciels de modélisation architecturale des critères environnementaux. C’est du moins le postulat de la société RayCreatis, récemment récompensée lors du Prix de la Croissance Verte Numérique. Le logiciel qu’elle propose permet d’effectuer des simulations à partir de la maquette 3D d’un bâtiment. Sur la consommation d’énergie de chacune des pièces, par exemple. Ce, en fonction de l’environnement, des objets (arbres, panneaux solaires…) qui font de l’ombre à telle ou telle partie de la bâtisse, de l’épaisseur des cloisons, du système de climatisation installé, etc. En pratique, l’utilisateur télécharge le logiciel.
Un modèle analytique architectural
Il importe une maquette qui est modélisée en trois dimensions. Le modèle peut être survolé sous tous les angles, et chacun des éléments manipulé par un simple glisser/déposer. "Le logiciel crée un modèle analytique architectural à partir de la géométrie initiale, en découpant celle-ci en murs, cloisons, planchers, toitures, pièces, etc.", expliquent les responsables du projet. Différents onglets lui permettent ensuite de modifier les paramètres enregistrés par défaut. Les données concernant la modification sont actualisées en temps réel dans une barre, affichée en bas de l’interface : chauffage, climatisation, auxiliaire de climatisation, ou éclairage sont par exemple mis à jour.
Les produits du marché accessibles dans un onglet “bibliothèque“
Le générateur prenant en compte chaque modification effectuée par l’utilisateur. "Un dernier onglet permet de connaître la production d’énergie générée par les panneaux solaires éventuellement disposés sur le bâtiment", précisent les créateurs du logiciel. Une "bibliothèque" permet par ailleurs d’accéder à un catalogue de produits disponibles sur le marché. "On y retrouve des matériaux, des systèmes de protection solaire, des panneaux solaires photovoltaïques ou thermique", ajoutent les responsables. Pour mémoire, le MIT avait déjà mis au point une application qui évaluait l’impact énergétique d’une construction avant qu’elle ne soit réalisée.
Source: L'Atelier
CO2 – Les industriels français paieront dès 2011
Si les quotas de CO2 ne devaient devenir payants avant 2013, la France a cependant déjà utilisé sa réserve de quotas gratuits 2008-2012 prévue pour les « nouveaux entrants ». Paris devra donc en racheter pour préserver les nouveaux projets industriels. Estimé à plus de 400 millions d’euros, ce rachat était trop coûteux pour un gouvernement plus que jamais économe.
Les sénateurs ont finalement voté hier en séance le principe de 10 % des quotas de CO2 qui seront rendus payants dès l’an prochain. Concrètement, la proportion de quotas onéreux fluctuera entre 5 et 15 % pour chaque installation, selon le niveau d’émission. Le tarif retenu sera le prix moyen constaté des quotas sur le marché européen au cours des 12 derniers mois.
SOURCE : Enviro2B
Reforestaction : un nouvel outil pour protéger la planète
Une start up française a souhaité combattre ce fléau : en ligne depuis un mois, Reforestaction permet de financer la replantation d’arbres dans les zones les plus touchées. Actuellement, les financements servent à reboiser une région du Sénégal, et à partir de mi – 2011, le Vietnam et l’Equateur deviendront accessibles. Mais l’objectif de Reforestaction est double : Au-delà de l’impact climatique direct, il s’agit d’améliorer les conditions de vie des populations locales en leur apprenant à planter et soigner les arbres. Ainsi, les habitants s’approprient les pousses qu’ils plantent, et les protègent durablement.
Sur son site, Reforestaction propose de planter un arbre pour 1,5€ avec deux offres : la première s’adresse aux particuliers du monde entier, soucieux de compenser leur empreinte carbone. Et la seconde s’adresse aux entreprises ayant décidé d’agir avec leurs clients : “Cher client je vous offre un arbre : allez le planter dans notre parcelle sur Reforestaction”. Ici, l’objectif clairement visé est d’améliorer l’image de marque de sa société en faisant un vrai geste pour l’environnement. Et justement, l’une des premières entreprises qui a fait confiance à Reforestaction, est Smartbox. Une gamme spéciale de coffrets (en papier recyclé) va être commercialisée début 2011 en intégrant la plantation de 10 arbres au Sénégal, dans le prix de vente. Aujourd’hui, 300 arbres ont été financés par l’intermédiaire du site. L’objectif de cet accord avec Smartbox porte sur environ 100 000 arbres en un an!
Pour se financer la start-up prélève une commission de 20% sur chaque arbre vendu sur son site. Ce double modèle en b2b (les entreprises à destination de leurs clients ou collaborateurs) et b2c (grand public) a déjà convaincu puisqu’une levée de fonds de 230 K€ a été consentie récemment auprès de business angels, pour accélérer le développement commercial. Le fondateur Stéphane Hallaire prévoit d’ailleurs de toucher rapidement de nouveaux marchés avec la sortie de la version anglophone du site pour la fin du mois (les anglo – saxons sont à priori très sensibles au sujet).
Ce qui m’a personnellement touché sur ce site, c’est le nombre de témoignages des populations locales : photos, vidéos… Tout est fait pour nous faire vivre l’actualité du terrain : si vous choisissez de planter un manguier, il donnera des fruits aux villageois. Si vous préférez une haie, elle protégera les cultures. Un autre élément très sympa, c’est le module drag & drop qui permet de planter très facilement les arbres que l’on préfère dans la parcelle financée. Assez futile à première vue, l’outil donne un aspect ludique au site, et permet de s’imaginer sur le terrain :
A peine planté, le site me liste déjà les bénéfices futurs du manguier que j’ai choisi :
- Protection de l’environnement : 60 kgs de CO2 stockés sur 30 ans, soit un trajet de 750 kms en voiture
- Lutte contre la déforestation : 2 arbres protégés de la déforestation
- Amélioration de la biodiversité : 0.43 ares reboisés améliorant la biodiversité locale
- Amélioration des conditions de vies locales : augmentation de la production de miel + 25 euros de revenus pour les villageois + participation à l’amélioration de l’alimentation d’une famille de 10 personnes.
Quand on voit l’impact d’un seul arbre, on comprend que Reforestaction est un outil formidable pour que nous puissions tous contribuer à la protection de la planète. Pour quelques euros ce site met une cause mondiale à la portée de tous. D’autres acteurs proposent déjà la plantation d’arbres, comme Planete Urgence qui permet de planter des arbres pour 1€, mais l’expérience est clairement moins aboutie : il s’agit plus d’un don en ligne que d’un véritable geste écologique et social. Reforestaction est donc un projet plein de sens, promis à un développement très prometteur. Alors n’oubliez pas d’acheter votre arbre !
mercredi 24 novembre 2010
Cleantech : le Top 10 Europe, le Top 5 France
Inédit, dans le prolongement du Cleantech 100, Les Echos et Cleantech Republic - en partenariat avec le Cleantech Group - publient aujourd’hui conjointement l’édition 2010 de deux classements complémentaires : le Top 10 Cleantech Europe et le Top 5 Cleantech France. Il s’agit là de lister les dix entreprises européennes et les cinqs sociétés françaises, non cotées en Bourse, qui devraient avoir le plus fort impact économique dans les cinq à dix prochaines années.
Si la France compte seulement deux représentants dans le Cleantech 100 (McPhy et Recupyl), aucune entreprise hexagonale ne parvient à rejoindre le cercle des 10 sociétés européennes les plus aguichantes. Pour tenter d’analyser cette déconvenue, nous avons questionné Andrew Thomson, Senior Research Analyst au sein du Cleantech Group, qui nous a accordé une interview exclusive.
Découvrez, sans plus attendre, les deux classements européens et français.
Le Top 10 Cleantech Europe
Agri.capital (Allemagne)
Avantium (Pays-Bas)
Chemrec AB (Suède)
ClimateWell (Suède)
Enecsys Ltd. (Royaume-Uni)
Green Biologics (Royaume-Uni)
Heliatek (Allemagne)
Landis+Gyr (Suisse)
Metalysis (Pays-Bas)
Novacem (Royaume-Uni)
Le Top 5 Cleantech France
McPhy Energy
Recupyl
Solairedirect
Vertaris
Watteco
La méthodologie du Global Cleantech 100
Parmi les sociétés privées officiant dans le secteur les technologies propres au niveau mondial, quelles sont, de l’avis de la communauté cleantech internationale, les 100 entreprises susceptibles d’avoir le plus fort impact économique dans les cinq à dix prochaines années ?
Telle est la question à laquelle le cabinet Cleantech Group entend répondre avec son classement Global Cleantech 100. Ne figurent dans le classement que des sociétés indépendantes non cotées en Bourse. Cette prestigieuse liste est établie non seulement à partir des recherches et des données du Cleantech Group, mais également sur la base de jugements qualitatifs pondérés de centaines de personnes, ainsi que ceux d’un panel d’experts.
Le processus de notation se déroule en deux phases. Au cours de la première, la communauté cleantech (des centaines d’experts à travers le monde) en lien avec le Cleantech Group porte ses nominations, qui proviennent également d’une cinquantaine de concours organisés par des tiers. Les dossiers sélectionnés à l’issue de la première étape sont analysés, dans la seconde, par un comité de 60 experts.
Ainsi, pour l’édition 2010 du Global Cleantech 100, 4616 candidatures ont été reçues issues de plus de 3000 sources différentes ; 3138 ont été validées et soumises à un nouveau filtrage pour aboutir à 218 entreprises présentées en phase 2. Pour désigner les 100 heureux élus, le comité d’experts tient compte de critères de représentativité sectorielle et géographique.
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Présentation des entreprises du Top 10 Cleantech Europe
> Agri.capital
Pays : Allemagne
Activité : Développeur et opérateur de centrales biogaz
Date de création : 2004
Effectif : nc
Innovation : Agri.capital produit du biogaz à partir de matières végétales, de déjections animales et de déchets alimentaires. Le biogaz ainsi généré est soit brûlé pour la production d’électricité ou de chaleur, soit converti en biométhane, lequel est réintroduit dans les réseaux de distribution existants. Les usines de Agri.capital sont bâties à partir de modules d’une puissance de 500 kilowatts qui utilisent annuellement 8000 tonnes de matières premières renouvelables et 5000 mètres cubes de lisier. La société compte à ce jour plus de 40 usines. Elle est en train de construire sa première raffinerie de biométhane près de Halle en Allemagne qui produira 6 millions de mètres cubes de biogaz par an injectés dans le réseau de Mitteldeutsche Gasversorgung (MITGAS). Quatre autres sites de ce type sont planifiés.
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> Avantium
Pays : Pays-Bas
Activité : Développe une technologie qui convertit la biomasse en composés furaniques à la base d’une nouvelle génération de bioplastiques et de biocarburants.
Date de création : 2000
Effectif : 110
Innovation : Passer de la chimie du carbone fossile à la chimie du carbone biologique. Tel est l’objectif d’Avantium, qui a trouvé le moyen de produire des composés furaniques (furane) à partir de biomasse. Elle a mis au point un procédé catalytique à faible coût (c’est là un atout majeur) qui génère ce type de composés à partir d’hydrates de carbone, autrement dit de glucides. Typiquement, les composés furaniques sont dérivés par la décomposition thermale de solides cellulosiques comme l’essence de pin. Quinze brevets protègent son innovation. Avantium commercialise ses composés sous la marque YXY. Lesquels serviront à fabriquer de nombreux produits recyclables : bouteilles, tapis, textiles, fibres, revêtements, etc. L’entreprise a démarré la construction d’une usine pilote, opérationnelle début 2011, qui apportera la preuve de ce concept révolutionnaire.
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> Chemrec AB
Pays : Suède
Activité : Développeur de systèmes de récupération d’énergie basés sur la gazéification de la « liqueur noire », un sous-produit généré lors du processus de fabrication da la pâte à papier.
Date de création : 1987
Effectif : 30
Innovation : La technologie développée par Chemrec transforme les usines de pâte à papier en bioraffineries. Elle permet de produire des carburants de synthèse par gazéification sous pression à haute température de la liqueur noire. Cette technique donne des gaz de synthèse brut de bonne qualité (tels que : méthanol, DME, essence synthétique et Diesel FT). En outre, le procédé ne nécessite qu’une simple injection. Intégrer la technologie dans les opérations des usines de pâte à papier autorise un rendement de conversion très élevé et la reprise simultanée des sous-produits chimiques de la pâte à papier ; ce qui offre un débouché supplémentaire à l’industriel.
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> ClimateWell
Pays : Suède
Activité : Equipements de chauffage et climatisation solaire
Date de création : 2001
Effectif : nc
Innovation : ClimateWell fabrique des pompes à chaleur optimisées pour les capteurs solaires thermiques. La technologie brevetée du Suédois utilise le transfert de chaleur déclenché par une réaction thermodynamique entre du sel et de l’eau. L’énergie solaire thermique peut ainsi être captée et stockée dans l’objectif d’être réutilisée pour chauffer ou rafraichir - ou les deux à la fois - l’intérieur d’une maison ou d’un bâtiment. Autrement dit, la technologie de ClimateWell exploite l’énergie solaire pour produire du froid ou du chaud, non seulement quand le soleil brille, mais à tout moment.
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> EnecSys Ltd.
Pays : Royaume-Uni
Activité : Fabricant de micro-onduleurs qui transforment les modules solaires en dispositifs de production d’énergie indépendants.
Date de création : 2003
Effectif : NC
Innovation : Enecsys fabrique un micro-onduleur qui convertit le courant continu de chaque module photovoltaïque en courant alternatif. Par rapport aux technologies photovoltaïques qui recourent aux onduleurs classiques, dits « centraux », le micro-variateur d’EnecSys permet de réduire de 15% à 20% le coût au watt. Les sorties AC de l’onduleur du Britannique sont connectées en parallèle et alimentées directement dans la grille, ce qui supprime le besoin de recourir à un onduleur central électrolytique ; cause la plus fréquente, selon Enecys, d’avarie sur les micro-onduleurs. Avec ce nouveau type de micro-onduleur, chaque module génère un courant électrique alternatif autonome.
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> GreenBiologics
Pays : Royaume-Uni
Activité : Transformation de déchets en carburants.
Date de création : 2004
Effectif : 23
Innovation : GreenBiologics a développé un procédé industriel pour produire du butanol à partir de la fermentation de souches microbiennes. Ce butanol est produit à partir d’un large éventail de matières premières renouvelables et à faible coût, comme les sous-produits agricoles, les déchets et les matières à base de cellulose.
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> Heliatek
Pays : Allemagne
Activité : Production et développement de cellules photovoltaïques
Date de création : 2006
Effectif : 40
Innovation : Heliatek produit sous vide des cellules photovoltaïques organiques. Grâce à sa technologie propriétaire « tandem » (deux cellules empilées l’une sur l’autre), la société propose des cellules capables d’absorber la totalité du spectre solaire sur des couches très minces (200 nm environ). Produites en grandes quantités, ces cellules solaires organiques offrent des coûts de production très faible car elles ne nécessitent que de très petites quantités de matériel. De plus, comme le processus de production nécessite moins d’énergie, le temps de récupération d’énergie est sensiblement réduit.
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> Landis+Gyr
Pays : Suisse
Activité : Solutions de mesures électriques avancées
Date de création : 1896
Effectif : 4849
Innovation : Landis+Gyr dispose d’un large portefeuille de produits, dont des compteurs électriques, des compteurs à gaz et des compteurs de chaleur, ainsi que l’infrastructure, les solutions logicielles et les systèmes de communication permettant de les relier aux réseaux de gestion d’énergie.
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> Metalysis
Pays : Pays-Bas
Activité : Développement de technologies de production de métaux spéciaux à basse te température et sans produits toxiques
Date de création : 2001
Effectif : 50
Innovation : Métal vital pour de nombreux produits de haute technologie, le titanium est produit depuis 70 ans selon des procédés inefficaces et chimiquement dangereux. Metalysis a développé une nouvelle technique de réduction électrochimique inventé à l’université de Cambridge. Au stade de la production industrielle, elle promet de réduire massivement les coûts et l’impact environnemental grâce à l’utilisation de matériaux durables et recyclables, tout en consommant moins d’eau et en produisant moins de dêchets.
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> Novacem Ltd.
Pays : Royaume-Uni
Activité : Développement de ciment à bilan carbone négatif
Date de création : 2007
Effectif : 15
Innovation : Novacem a développé un ciment à bilan carbone négatif qui économise environ 800 kg de CO2 par rapport à une tonne de ciment Portland ordinaire. La société a récemment annoncé que Lafarge serait son premier client et prévoit de construire une usine d’une capacité de production de 25.000 tonnes. Novacem Spin-out de l’Imperial College à Londres, Novacem et a un partenariat commercial avec Rio Tinto et Laing O’Rourke
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Présentation des entreprises du Top 5 France
> McPhy Energy
Activité : Fournisseur de systèmes de stockage d’hydrogène à l’état solide pour les énergies renouvelables et les installations de gaz industriel
Date de création : 2008
Effectif : 12
Innovation : Pour stocker de l’hydrogène solide, McPhy a axé sa recherche et développement sur la combinaison chimique d’hydrogène à un métal, le magnésium sous forme d’hydrures. Les réservoirs de stockage d’hydrogène solide de McPhy fonctionnent à basses pressions. Réversibles, ils chargent et déchargent l’hydrogène en seulement quelques minutes, et restituent 97% de l’énergie hydrogène stockée. L’entreprise détient les droits exclusifs sur des brevets développés par le CNRS et le CEA, en partenariat avec l’Université Joseph Fourier. Ses marchés cibles : les énergies solaires et éoliennes (stockage de ces énergies intermittentes quand le réseau est saturé) et les compagnies gazières (qui pourront avec McPhy fabriquer et stocker de l’hydrogène sur le site de leur client). La start-up vise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2015.
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> Recupyl
Activité : Développe des technologies de recyclage de déchets dangereux en matériaux hautement valorisables
Date de création : 1993
Effectif : 12
Innovation : Les procédés de recyclage de déchets dangereux de Recupyl consomment peu d’énergie et n’émettent ni gaz, ni particules dans l’atmosphère. Ils s’appuient sur l’hydrométallurgie. Les métaux sont extraits par une mise en solution (acide ou basique) et par traitements de lixiviation, d’électrolyse et de précipitation sélective. Recupyl détient un portefeuille de dix brevets. Le recyclage de tous types de batteries, y compris celles au lithium-ion, constitue la cible majeure de l’entreprise. En plus d’une usine pilote installée en Isère où siège Recupyl, la PME a implanté à Singapour un site industriel de recyclage de piles lithium-ion. Ses procédés s’appliquent à de nombreux autres flux de déchets : les écrans plats, les cendres issues de l’incinération de déchets solides, les bains chimiques, et l’amiante.
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> Solairedirect
Activité : Développeur et opérateur de fermes solaires photovoltaïques au sol, et de systèmes photovoltaïques pour le résidentiel, et les bâtiments commerciaux
Date de création : 2006
Effectif : 150
Innovation : Solairedirect fournit à ses clients des solutions packagées, répondant ainsi à la complexité liée à l’installation de systèmes photovoltaïques. Ses services couvrent l’approvisionnement de systèmes adaptés à chaque site, le développement de projet, l’installation, le financement à travers ses partenaires bancaires, la gestion administrative, et même des conseils sur mesure une fois que le système photovoltaïque est mis en place. Quand des tarifs de rachat préférentiels existent, Solairedirect assurent des revenus au propriétaire de la centrale solaire. Sa filiale Solairedirect Technologies fabrique 30% des modules solaires photovoltaïques utilisés dans les projets de sa maison mère. Tandis que le métier d’installateur solaire est assuré par sa filiale Solairedirect Installation. En 2010, la PME annonce un chiffre d’affaires prévisionnel de 160 M€.
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> Vertaris
Activité : Producteur d’un papier recyclé de très haute qualité, et d’une pâte à papier également recyclée extra blanche.
Date de création : 2009
Effectif : 140 avant fin 2010
Innovation : Vertaris fonde la production de son papier et de sa pâte à papier 100% recyclés sur plusieurs technologies différenciantes. La PME possède d’abord une ligne de désencrage parmi les plus efficaces au monde. Cela, tout en conservant un rendement supérieur de 20% par rapport à la concurrence. Pour atteindre une blancheur optimale de tout type de fibres en entrée, l’entreprise fractionne ensuite son processus de blanchissement en trois étapes, contre deux chez les autres acteurs du marché. Enfin, une technologie maison permet d’éliminer tous les éléments susceptibles de « polluer » la fibre : métaux, plastiques, verre, colle,… Dans un avenir proche, Vertaris prévoit de se lancer dans la production de ouate de cellulose pour l’isolation de bâtiment, une opportunité de diversification en bonne synergie avec l’expertise et les actifs de l’entreprise.
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> Watteco
Activité : Fournisseur d’une technologie de communication ultra basse puissance sur courant porteur pour les réseaux intelligents
Date de création : 1998
Effectif : 20
Innovation : Watteco est un fabricant de puces intégrant son innovation brevetée, baptisée WPC (Watt Pulse Communication). Cette technologie exploite les impulsions électromagnétiques générées par les appareils électriques pour transporter des données à ultra basse puissance sur courant porteur en ligne : cela se traduit par la création d’un réseau de communication bidirectionnel utilisé pour commander et contrôler les équipements branchés sur le réseau. Watteco a adapté ses puces pour les rendre compatibles avec des protocoles radiofréquence et IP. L’entreprise destine ses modems au comptage intelligent, à la gestion intelligente de l’énergie de la maison, et à la supervision des centrales photovoltaïques. Les puces Watteco sont commercialisés sur la base de contrats OEM. Schneider Electric et Truffle Capital comptent parmi les investisseurs de la PME.
Avec SmartGrains trouver une place de parking ne sera plus un calvaire
Concrètement les automobilistes se trouvant à Issy-les-Moulineaux peuvent télécharger l’application iPhone Parksense (dés maintenant), qui en un clic vous indique en temps réel les emplacements libres et, bien sur, vous guide jusqu’à ceux-ci. L’innovation principale de SmartGrains réside dans les capteurs sans fil développés en collaboration avec l’INRIA, le CNAM et le CNRS et qui installés sur chaque emplacement (même en extérieur) informent en temps réel les utilisateurs de la présence ou non de voiture. Vous vous posez surement la question de l’alimentation en énergie de ces capteurs sans fil, et bien l’autonomie de ceux-ci est d’environ 5 ans, permettant aux collectivités qui les utilisent de ne pas se soucier de changements trop fréquents.
La grande force de la startup est donc de s’appuyer sur un réseau de capteurs physiques qui indiquent de façon fiable la présence ou non de véhicule. De nombreuses applications mobiles existent déjà pour indiquer des places libres (comme Google Open Spot) mais toutes se basent sur la déclaration des utilisateurs, en aucun cas vous ne savez en temps réel si cette information est toujours valable. Le second avantage est bien sur la possibilité de placer ces capteurs sur la voirie, ce que permet la technologie sans fil et qui était jusque là difficilement faisable avec les capteurs traditionnels.
Au niveau marché et opportunités de revenus on comprend vite que le gâteau auquel s’attaque SmartGrains est tout simplement énorme. Rien qu’à Paris intra muros la mairie estime à plus de 785 000 le nombre de places de stationnement, imaginez au niveau national, européen ou mondial. De plus les problématiques liées au stationnement ne sont pas uniquement de l’ordre du confort de l’automobiliste mais impactent également le trafic (30% du trafic lié à la recherche d’une place) et la pollution (2 millions de tonnes/an de co2 à économiser avec ce système pour une ville comme Paris). Que ce soient les organismes publics ou privés (VINCI) tous s’intéressent à ces problématiques.
Au-delà du guidage des conducteurs et de l’installation des capteurs, SmartGrains pourra également travailler sur une masse de données énorme et ainsi proposer l’optimisation du stationnement en ville ou dans les parkings privés. Taux de rotation, voitures qui restent stationnés plus de 7 jours, optimisation des flux, bref de nombreuses possibilités pour combler tous les acteurs qui doivent gérer ces lieux de stationnement (collectivités locales, supermarchés, aéroports etc…). Les sources de revenus ne manquent donc pas.
La talentueuse équipe de SmartGrains a d’ailleurs déjà gagné de nombreux prix comme le Concours National du Ministère de la Recherche ou Les Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris, et effectué une première levée auprès de business angels et du fond Partech International Venture. Voici donc une startup française ambitieuse à définitivement surveiller dans les mois/années qui viennent…
SOURCE : Techcrunch
Véhicules électriques : une nouvelle structure de montroseite pour améliorer les performances des batteries
Le Ministère de l'Environnement chinois a publié son premier rapport concernant l'impact des voitures sur la pollution. Selon les auteurs du rapport, un tiers des 113 villes chinoises étudiées ne remplissent pas les critères minima de qualité de l'air en raison du boom de l'industrie automobile. L'émission de gaz des véhicules serait à l'origine de 70% de la pollution atmosphérique dans les grandes villes chinoises. Le Ministère chinois de la Sécurité publique a indiqué que le nombre de véhicules à moteur sur les routes de Chine a atteint les 199 millions d'unités, soit un chiffre multiplié par plus de 25 depuis 1980.
Le porte-parole du Ministère de l'Industrie et des technologies de l'information, Zhu Hongren, a déclaré que "le consensus fondamental est de prendre les voitures électriques comme axe de développement stratégique pour la transformation de l'industrie automobile chinoise". Le gouvernement devrait investir 14 milliards de dollars (soit environ 10 milliards d'euro) dans les voitures économes en énergie au cours de la prochaine décennie. Le ministre des Sciences et des Technologies, Wan Gang [1] a annoncé que la capacité de production annuelle des automobiles électriques en Chine devrait atteindre un million d'unités en 2020. Les recherches s'axent ainsi sur le développement de batteries et de moteurs électriques plus performants. Dans le domaine des batteries Li-ion, les travaux de R&D se concentrent sur les matériaux d'électrodes et les électrolytes.
Des chercheurs de l'Université des Sciences et Technologies de Chine à Hefei [2], dans la province de l'Anhui, cherchent à utiliser la montroseite, un minerai d'oxyde de vanadium découvert il y a 60 ans, pour la réalisation d'anode de batteries Li-ion. Le Prof. Yi Xie et son équipe ont synthétisé de la montroseite par simple réaction hydrothermale, aux propriétés électrochimiques plus performantes que les nanotubes d'électrodes habituelles, du fait d'une structure particulière en "oursin". Les batteries Li-ion utilisant une solution aqueuse d'électrolytes sont plus performantes que les batteries utilisant une solution organique d'électrolyte, du à une haute conductivité ionique, mais posent des problèmes de stabilité. L'électrolyte organique est l'un des points faibles des batteries au lithium car elle peut facilement prendre feu et présente un risque d'explosion en cas de forte augmentation de la température de la batterie. Ainsi, la performance d'une batterie est étroitement liée au choix des électrodes. La structure synthétisée se rapproche de la forme des oursins de mer, chaque motif étant formé de nanotubes pointant à partir du centre d'une sphère. Cette structure facilite les échanges ioniques, permettant une infiltration plus aisée de l'électrolyte. Cette découverte apporte de nouvelles perspectives aux systèmes de stockage et de conversion de l'énergie.
Un rapport de J.D Power and Associates [3], intitulé "les véhicules écologiques 2020 : plus un espoir qu'une réalité", nuance l'engouement pour les véhicules électriques en avançant que la demande prévisionnelle mondiale de véhicules hybrides et de véhicules électriques aurait été surévaluée. Le rapport prévoit, en 2010, la vente de 954 500 véhicules hybrides et électriques, soit 2,2 pour cent des 44,7 millions de véhicules qui devraient être vendus au cours de l'année.
La demande devrait s'élever à 5,2 millions de voitures en 2020 : 3,9 millions de véhicules hybrides et 1,3 millions des véhicules électriques. Cela représenterait environ 7,3% d'un marché mondial estimé à 70,9 millions de véhicules. Selon le rapport, les principaux marchés des véhicules hybrides en 2020 seraient les Etats-Unis (1,7 millions de véhicules), l'Europe (977.000 véhicules) et le Japon (875.000 véhicules). Les ventes en Chine seraient inférieures à 100.000 véhicules. Une projection de l'estimation des véhicules électriques en 2020 dans le monde indique 742.000 véhicules en Europe, 332.000 en Chine et environ 100.000 aux Etats-Unis et au Japon. Un rapport de l'Agence Internationale de l'énergie avance qu'à l'horizon 2035, la Chine produirait 20% des véhicules électriques du monde. A noter que les politiques environnementales influenceront grandement les tendances du marché automobile à venir. Le développement des véhicules propres se heurterait à divers freins : les divergences réglementaires existants sur le marché, les prix du pétrole relativement stables et les inquiétudes des consommateurs quand au coût et au fonctionnement des véhicules hybrides et électriques.
Pour en savoir plus, contacts : | - [1] La production annuelle des automobiles électriques, 16/10/2010 -http://redirectix.bulletins-electroniques.com/RLVcQ | Code brève |
Source : | - 3/11/2010, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/o3Zct | |
Rédacteur : | Zoé Lombard, zoe.lombard@diplomatie.gouv.fr |
Les priorités énergétiques de la Chine selon le XIIème plan quinquennal
Le 30 octobre dernier s'est tenu à Pékin le forum "Energie, économie et développement", l'occasion d'y annoncer les priorités énergétiques du pays ainsi que les prévisions à l'horizon 2015. Jiang Bing, chef du département de la planification du développement de l'Administration nationale de l'énergie y a déclaré qu'"à l'horizon 2015, la proportion de la consommation des énergies non fossiles atteindra 11% de celle des sources primaires", posant le jalon pour 2020 des 15%. A l'horizon 2015, la consommation totale en énergie de la Chine devrait être maîtrisée en dessous de 4 à 4,2 milliards de tonnes de charbon standard.
Jiang Bing a rappelé les sept priorités énergétiques définies dans le XIIème plan : l'optimisation du développement des énergies non fossiles (dont l'électricité hydraulique, nucléaire, éolienne et solaire), la construction renforcée de réseaux d'acheminement de l'électricité, l'accélération de l'innovation technologique, l'intensification de l'économie d'énergie et la réduction des émissions polluantes, le renforcement de la coopération internationale et la promotion de la réforme du système énergétique.
La consommation totale d'énergie sera contrôlée à travers l'ensemble du pays et des stratégies adaptées seront déployées dans les différentes régions chinoises, prenant en compte les ressources disponibles et les besoins locaux. Dans l'est du pays, la priorité sera donnée à la construction de centrales nucléaires et au gaz. La construction des centrales au charbon sera progressivement limitée dans ces régions, afin de diminuer la consommation totale de charbon, notamment dans la zone autour de la mer de Bohai, ainsi que les deltas du Yangsté et de la rivière des perles. Dans les régions de l'ouest et du centre, seront optimisés la disposition des grandes centrales thermiques, les réseaux électriques et les lignes d'acheminement de l'électricité, en respect avec la capacité de support des eaux et de l'environnement. Dans le sud-ouest, le gaz naturel et l'énergie hydraulique des bassins majeurs seront activement exploités.
Pour replacer la politique énergétique chinoise dans le contexte mondial, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) a publié l'édition 2010 de son rapport sur les perspectives énergétiques mondiales [1]. Fatih Birol, l'Economiste en chef de l'AIE et le Directeur du bureau responsable de l'analyse économique de la politique énergétique, a indiqué, reprenant les conclusions du rapport, que la Chine deviendrait le leader mondial des technologies propres et d'énergies renouvelables, en particulier en matière d'énergie solaire, éolienne, nucléaire. La Chine représenterait d'ici 2035, plus de 20% de toutes les croissances de l'énergie solaire photovoltaïque, disposant d'un tiers de la capacité de production éolienne, ainsi qu'un tiers des centrales nucléaires, et produisant 20% des voitures électriques du monde.
ORIGINE : BE Chine numéro 97 (18/11/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65128.htm
lundi 22 novembre 2010
RTE publie les émissions de CO2 des centrales électriques françaises sur le Net
Source : La Tribune, 17/11/10
Gel du tarif du gaz
Les tarifs était indexé sur le prix du pétrole brut, à la hausse, alors même que le gaz suit une tendance baissière.
Les tarifs était indexé sur le prix du pétrole brut, à la hausse, alors même que le gaz suit une tendance baissière
Les tarifs du gaz naturel, qui sont en principe réévalués tous les trois mois, ne changeront pas jusqu'au 1er avril 2011, date à laquelle une nouvelle formule de calcul entrera en vigueur, ont annoncé les ministres de l'Économie et de l'Énergie mardi dans un communiqué.
Une nouvelle formule de calcul des prix du gaz, prenant en compte l'évolution des cours sur les marchés de gros, "entrera en vigueur au 1er avril", indiquent la ministre de l'Économie Christine Lagarde et le ministre de l'Énergie Éric Besson. "D'ici là, il n'y aura pas de modification des tarifs réglementés du gaz en distribution publique de GDF Suez", ajoutent-ils.
Les tarifs réglementés du gaz naturel ont augmenté de 15% en 2010, après deux hausses successives en avril et juillet.
Ils n'avaient en revanche pas évolué en octobre, alors que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) recommandait de modifier la formule de calcul servant à établir leur niveau. Christine Lagarde et Éric Besson ont saisi mardi la CRE d'un projet d'arrêté sur les tarifs réglementés de vente du gaz naturel de GDF Suez.
"Cet arrêté modifie la formule exprimant les coûts d'approvisionnement de GDF Suez, puisque ces derniers ont évolué récemment, à la suite des renégociations des contrats entre GDF Suez et ses principaux fournisseurs historiques", est-il indiqué dans le communiqué.
"Ainsi, au-delà de l'indexation traditionnelle sur les cours des produits pétroliers, la nouvelle formule fait désormais partiellement référence, à hauteur de 10% environ, au prix du gaz naturel sur les marchés", ajoute le communiqué.
Les prix du gaz ont fortement baissé sur les marchés de gros ces dernières années, en raison de l'exploitation de nouveaux gisements de gaz, dits non conventionnels. Ils suivent de moins en moins les prix du pétrole brut, qui sont eux sur une tendance ascendante.
Source : Sud Ouest, 16/11/10
La "smart Grid" aux Etats-Unis, un enjeu fédéral
Le terme de "Smart Grid" s'impose aujourd'hui de manière incontournable dans le débat sur l'avenir de la consommation énergétique. Face à l'augmentation de la demande, à l'apparition de sources d'énergie nouvelles et à un usage en pleine évolution, le réseau (Grid) de distribution de l'électricité doit devenir un élément de plus en plus actif (Smart).
Les technologies de l'information doivent permettre d'affronter deux défis majeurs : favoriser l'introduction de sources multiples et décentralisées grâce à un flux bidirectionnel d'information ; réguler l'offre et la demande pour optimiser la production et la fiabilité du réseau. Nous présentons les dimensions technique et sociétale que cette notion recouvre et en quoi elle est devenue un enjeu majeur dans la réalité américaine de 2010.
Ce rapport présente un état des lieux du réseau américain, de ses failles qui montrent combien l'intervention fédérale est indispensable dans cet immense pays. Après une description des technologies utilisées dans la Smart Grid, nous montrons les bénéfices espérés comme les obstacles attendus (normalisation, sécurité, confidentialité), pour finir sur l'impact économique, politique et législatif sur la société américaine.
Au sommaire de ce document :
1. Le réseau électrique américain n'est plus viable à moyen et long
1.1. Réseau électrique : objet technique et social
- L'électricité : service et marché
- La situation américaine : un héritage à assumer
- Les différences avec la France
1.2. Une remise en question complète et indispensable
- Remettre en état l'infrastructure vieillissante
- Tirer avantage des sources d'énergie renouvelable
- Mieux équilibrer production et consommation
2. Les technologies de la "smart Grid" et leurs apports
2.1. Nouveaux acteurs et nouvelles technologies
- Nouvelles technologies
- Nouveaux acteurs
2.2. Les bénéfices apportés par l'implémentation de ces technologies
- Efficacité, Fiabilité, Prix
- Intégration de nouveaux usages
- Environnement : réduction des émissions de gaz à effet de serre
- Sécurité 2.2.5 Economie nationale et compétitivité mondiale
3. Les implications liées à la mise en place de la "smart Grid"
3.1. De nombreux obstacles attendus
- Normes et compatibilité
- Sécurité
- Protection de la vie privée
- La "Smart Grid" ne fait pas encore l'unanimité
3.2. Un chantier économique et politique
- Volonté politique et financement fédéraux
- Evolution du cadre législatif
Conclusion
ORIGINE : Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm10_049.htm
mercredi 17 novembre 2010
ÉCO2mix, l’électricité française affiche ses émissions de CO2 en ligne
GridPocket fournit une plate-forme de services pour la maîtrise de l’énergie
Née fin 2009 et basée à Sophia-AntipolPublier le messageis, la start-up a dégagé de son étude de marché trois problématiques essentielles auxquelles devront répondre les fournisseurs d’énergie : un manque d’informations du côté des usagers, la gestion de la demande avec, en corollaire, l’équilibre entre la production et la consommation d’énergie, et une concurrence accrue suite à l’ouverture du marché de l’énergie.
S’agissant de l’information des usagers, tout reste à faire. « Aujourd’hui, le consommateur d’énergie est aussi informé qu’un client qui achèterait des produits dans un supermarché n’affichant pas les prix », illustre Filip Gluszak, Président de GridPocket.
Un affichage des données de consommation d’énergie sur smartphone
Dans ce domaine, la jeune pousse a développé des fonctions satisfaisant aux résultats d’une étude de l’université d’Oxford menée en 2006 sur le comportement des usagers : celle-ci concluait que l’affichage ambiant de données contribuait à réduire la consommation d’énergie de plus de 15%, et de 25% en cas d’impact social d’une attitude éco-responsable.
La brique, baptisée GridPocket Client, a ainsi deux principales vocations. La première est de fournir aux usagers des applications mobiles d’affichage d’informations sur leur consommation d’énergie (watts, CO2, prix…). Et cela, sur des smartphones – iPhone, Android, et plus tard Windows Mobile - mais aussi sur des terminaux IPTV. La seconde consiste pour un usager à relayer dans ses réseaux sociaux préférés, Facebook ou Twitter, ses prouesses de « consommacteur » en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.
Au chapitre de la gestion de la demande, et en particulier celle en période de pointe, GridPocket a développé un module logiciel embarqué de contrôle des appareils de la maison (radiateurs électriques, frigidaires, machines à laver, etc.). La technologie de ce logiciel de contrôle d’équipements connectés au réseau internet fait l’objet d’un brevet dit de délestage IP à bas coût. Autrement dit, grâce à ce module, il sera possible pour un fournisseur d’énergie de procéder, lors d’un pic de demande, à un effacement diffus de certains appareils.
Une technologie brevetée de délestage à bas coût
Quant à la question de la fidélisation des clients des opérateurs soumis à une concurrence de plus en plus rude (le « churn » est de 10 à 15% chez les énergéticiens), GridPocket y répond avec son Mobile Energy Server. Ce serveur « dans les nuages » fait le lien entre les distributeurs d’énergie et les usagers. Interfacé aux compteurs intelligents, il collecte les informations de consommation, les analyse et sécurise leur diffusion. La phase de traitement et d’analyse de cette masse de données s’appuie sur un système expert dont les algorithmes d’apprentissage vont permettre au fil du temps d’affiner la relation avec les clients. Ce qui passera par la fourniture de services plus en adéquation avec les attentes des consommateurs.
Le premier déploiement commercial de la plate-forme de GridPocket est prévu pour 2011. La jeune société participe pour l’heure à un projet pilote sur la ville de Cannes. Et Filip Gluszak de confesser que « l’avenir de GridPocket est associé en grande partie au déploiement des compteurs intelligents, dont le nombre d’unités devrait dépasser les 250 millions au niveau mondial dans quatre ans ». Juste une question de temps…
GridPocket en bref
Date de création : fondée en décembre 2009
Localisation : basée à Sophia-Antipolis
Activité : propose en marque blanche aux fournisseurs d’énergie une plate-forme de services mobiles à valeur ajoutée de gestion de la maîtrise énergétique, fondée sur un contrôle des ressources énergétiques de l’usager
Soutien et financement : soutenue par l’incubateur de Telecom ParisTech ; membre du pôle de compétitivité CapEnergies et de Telecom Valley ; financé par Feder, Oséo et Paca Agir
Chiffre d’affaires prévisionnel : près de 10 M€ en 2014
Les différentes fonctions assurées par la plate-forme de GridPocket
Bilan du Grenelle de l’Environnement : rapport d’évaluation et promesses non tenues
Un rapport indépendant d’évaluation du Grenelle Environnement, remis le mois dernier à Jean-Louis Borloo, a déjà fait couler beaucoup d’encre. Ce rapport a été élaboré par un comité d’évaluation composé d’anciens présidents des tables rondes du Grenelle Environnement – dont le climatologue Jean Jouzel, le sénateur Jean-François Le Grand (UMP), le professeur Alain Grimfeld et la présidente de l’agence de notation Vigeo, Nicole Notat – et par le cabinet Ernst & Young. Il fait le bilan point par point des actions engagées au cours des trois dernières années en matière de gouvernance, de gestion des risques, d’énergie et de climat, de politique des déchets, ou encore d’éco-construction. C’est une nouvelle étape dans un chantier qui attend encore la mise en place concrète d’un grand nombre d’actions, notamment liée a la nécessité de voir passer les décrets d’application.
Selon cette étude, 77% des 268 engagements sont «réalisés ou en cours de réalisation», 19% «nécessitent une remobilisation» et seulement 4% sont «à redéfinir». En réponse à ce rapport jugé un peu trop optimiste, certaines associations ont élaboré un contre-bilan. «Il ne s’agit pas de parler du nombre de mesures, mais de leur qualité », explique Olivier Louchard, du Réseau Action Climat, qui a réalisé un bilan détaillé des mesures climat-énergie. Certes, 3 ans après les tables rondes des 24, 25 et 26 octobre 2007, 205 mesures sont en cours de réalisation, le secteur du bâtiment étant le meilleur élève, mais on peut aussi constater que sur la soixantaine d’engagements jugés en retard dans le rapport, certains étaient pourtant considérés comme emblématiques en 2007 et en ce sens, avaient éveillé certains espoirs.
Les 10 promesses non tenues du Grenelle Environnement
1. La taxe carbone
« Je m’engage à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d’une “taxe climat-énergie” en contrepartie d’un allègement de la taxation du travail. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle.
La proposition phare du Pacte écologique de Nicolas Hulot, signée par le candidat Sarkozy en 2007, n’a en fait jamais pu voir le jour.
2. L’éco-redevance sur les camions
« Je propose que l’on taxe les poids lourds qui traversent la France et utilisent notre réseau routier. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle.
Selon la feuille de route initiale, l’éco-redevance poids lourds devait d’abord être expérimentée en Alsace, puis entrer en vigueur sur l’ensemble du territoire en janvier 2011. L’expérimentation alsacienne est désormais prévue pour le début de l’année 2012, le déploiement national est repoussé au second semestre, soit après l’élection présidentielle… Patate chaude envoyée aux prochains candidats?
3. Le développement massif de l’éolien
« Nous voulons faire de la France le leader des énergies renouvelables, au-delà même de l’objectif européen de 20% de notre consommation d’énergie en 2020. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle.
Depuis, la mission d’information sur l’énergie éolienne a préconisé à l’Assemblée nationale que les projets de construction d’éoliennes soient soumis au régime des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), comme le réclamaient les anti-éoliens, ce qui rend l’objectif des 20% désormais bien difficile à atteindre.
4. L’étiquetage environnemental des produits
« Développer l’étiquetage environnemental et social des produits » (Engagement n°201 du Grenelle).
Le projet de loi Grenelle II prévoyait sa généralisation au 1er janvier 2011. Après le vote définitif du texte fin juin 2010, il n’en reste plus qu’une expérimentation, d’une année minimum, prévue pour ne commencer qu’à partir de juillet 2011.
5. Agrocarburants
L’engagement n°58 du Grenelle de l’environnement préconise une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des agro/biocarburants de première génération ».
La version finale de cette étude ne sera publiée que deux ans et demi après la commande. Si l’étude admet que le « changement d’affectation des sols » peut rendre leur bilan négatif, elle conclut au final en faveur des agrocarburants.
6. La taxe pique-nique
« Il a été prévu, et donc on le fait, d’étendre [la taxe générale sur les activités polluantes] à un type de produits complémentaires, c’est-à-dire les assiettes et les couverts, en plastique ou en carton, non recyclables. » Jean-Louis Borloo, sur RTL, le 15 septembre 2008.
Une promesse qui n’a pas fait long feu… « Il n’y aura pas (…) de taxe pique-nique », déclarait Francois Fillon, seulement 3 jours après la déclaration de JL Borloo.
7. Création d’une organisation mondiale de l’environnement
« Lorsque nous serons parvenus, à Copenhague, à un accord ambitieux sur le climat, il faudra que soit créée une véritable Organisation mondiale de l’environnement en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris. » Nicolas Sarkozy, le 19 juin 2009, à l’Organisation internationale du travail.
Échec de Copenhague et depuis… plus rien.
8. La réduction de la TVA sur les produits verts
« Je demande, José Manuel [Barroso], la création d’une TVA à taux réduit sur tous les produits écologiques qui respectent le climat et la biodiversité » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Mais la Commission européenne annonce, en mars 2009, qu’elle renonce à proposer cette réduction sur les « produits verts » dans l’Union, en raison de l’opposition de nombreux Etats.
9. La Taxation sur l’incinération et les décharges
« La priorité ne sera plus à l’incinération mais au recyclage des déchets. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle.
L’engagement du Grenelle promet une « augmentation de la taxe sur les décharges (TGAP) et [la] création d’une taxe sur les incinérateurs ». Promesse tenue dans le projet de loi de Finances pour 2009 mais au final, des taux devenus« trop faibles pour être réellement incitatifs », selon le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid), tandis que l’incinération est jugée comme « une opportunité à saisir pour limiter les gaz à effet de serre ».
10. Pas de nouvelles autoroutes
« Jean-Louis Borloo a annoncé au journal “Le Monde” la décision d’arrêter la construction d’autoroutes (sauf les contournements de ville). » Le Monde, le 24 octobre 2007, à l’ouverture de la table ronde finale du Grenelle de l’environnement.
Juillet 2010, le ministre de l’Ecologie en autorise cependant trois nouvelles.
Pour en savoir plus :
Le site du Ministère pour télécharger le rapport dans son intégralité.
mercredi 10 novembre 2010
Ouverture du marché de l'énergie : encore mal connue en France
Les sondages se suivent et se ressemblent en matière d’énergie. L’enquête téléphonique, réalisée par l’institut LH2, pour le médiateur de l’énergie a recueilli l’opinion de 1504 foyers français sur la nouvelle organisation des marchés. Et globalement les français demeurent encore sous-informés.
EDF et GDF même entreprise pour 35%
Trois ans après l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie, 61% des foyers ont le sentiment d’être bien informés sur leurs droits en tant que consommateurs d’énergie. Mais ce chiffre apparemment positif cache une réalité bien différente. Ainsi, 35% des foyers croient encore qu’EDF et Gaz De France ne forment qu’une seule et même entreprise.
Pire, seulement 39% de foyers français savent qu’ils peuvent désormais choisir leurs fournisseurs d’énergie. Et encore dans ce pourcentage, tous ne sont pas bien informés. Ainsi, 75% des foyers déclarent ne pas connaître la marche à suivre pour changer de fournisseur d’électricité (74% en gaz). Par ailleurs, 56% des foyers savent que le changement de fournisseur est gratuit en électricité – 51% en gaz
De plus, beaucoup ne perçoivent pas ce que l’ouverture des marchés peut leur apporter souligne le médiateur. Ainsi, 44% des foyers pensent ainsi que la nouvelle organisation n’influera pas sur la qualité de service et 52% qu’elle n’aura pas d’impact sur le montant de leurs factures.
Sujet important pour 70%
Interrogés pour la première fois sur les tarifs sociaux, 43% des foyers ont conscience de financer ces aides au travers de leur facture. Majoritairement solidaires, 53% des français seraient prêts à doubler le montant de leur contribution qui est actuellement, en moyenne, de l’ordre de 1 € par foyer et par an.
Plus globalement, le 4e baromètre annuel confirme que l’énergie représente une question majeure pour une grande majorité de français. Ainsi 70% des foyers considèrent l’énergie comme un sujet de préoccupation important. Par ailleurs, 17% des foyers affirment avoir cherché à s’informer sur l’ouverture des marchés.