lundi 6 décembre 2010

La filière solaire au bord de la crise de nerfs

Les réactions se multiplient dans le secteur photovoltaïque après les décisions annoncées hier par le gouvernement, alors que de nombreuses interrogations demeurent, notamment sur le moratoire de 3 à 4 mois. Dans une première réaction, Enerplan voyait plutôt d'un bon oeil la période qui s'ouvre pour la filière avant de s'alarmer sur les effets du moratoire, alors que l'Association Industrie photovoltaïque française (IPF) et l'Association des producteurs de l'électricité solaire indépendants (Apesi) sont immédiatement montées au créneau pour dénoncer une catastrophe industrielle.

Chacun veut être associé à l'avenir du secteur, dans le cadre d'une concertation générale et avec l'objectif de la mise en place d'une gouvernance de la filière. Deux éléments qui font défaut depuis des mois. Si les avis divergent sur le moratoire annoncé par Matignon, l'ensemble des acteurs ne s'oppose pas à une baisse des tarifs d'achat mais milite pour l'instauration d'un cadre réglementaire clair et surtout durable.

Le décret qui fixera les règles du moratoire est en cours de rédaction et devrait être publié, au plus tard, en début de semaine prochaine.

Voici une synthèse des principales réactions.

Enerplan : une réaction en deux temps

Enerplan a d'abord considéré que "le moratoire de 3 mois sur l’octroi du tarif d’achat est une décision sage". L'association professionnelle - regroupant plus de 200 membres - s'est félicitée, dans un premier communiqué, que le dispositif épargne le marché résidentiel tout en laissant se réaliser les projets de plus grande taille réellement engagés. Elle considèrait parallèlement que la période qui s'ouvre va permettre de faire la lumière sur la file d'attente.

Mais un deuxième communiqué a singulièrement durci le ton : à la lumière du projet de décret, Enerplan a estimé que les professionnels étaient "mortifiés et très inquiets". Et de préciser : "le projet de décret conduirait des projets en cours de construction, voire construits, dont la mise en service ne sera pas faite dans les délais indiqués, à ne pas bénéficier des tarifs pour lesquels ils ont été financés. Si c’était le cas, cela correspondrait à un défaut souverain de la France, soit une remise en cause de la signature du pays."

IPF : contre le moratoire et pour une véritable négociation

Impulsée mi septembre, l'Industrie photovoltaïque française (*) avait déjà mis la pression sur le gouvernement en septembre dernier, suite à la 2e baisse des tarifs d'achat. "Aujourd'hui l'IPF regroupe une vingtaine d'acteurs cumulant 70 à 75% de la capacité de production française", affirme Yann Maus, PDG de Fonroche. Il souligne qu'entre 2007 et 2011, la puissance industrielle du pays va être multipliée par dix, passant ses capacités de 70 MW à 700 MW. Soit des centaines de millions d'euros investis dans l'Hexagone.

"Sur toute l'année 2010, aucune consultation n'a été engagée avec les industriels", s'alarme l'IPF, qui vilipende la gestion en urgence permanente de la filière par les pouvoirs publics, et les décisions prises sans négociation. "La situation est actuellement inimaginable pour un industriel", poursuit Yann Maus, face à la politique de "stop and go" de l'Etat.

" On ne pourra pas vivre 4 mois dans ce moratoire," explique le PDG de Fonroche, un industriel employant 300 salariés. Les inquiétudes sont nombreuses face à un possible arrêt du marché, des commandes et des financements qui en découlent. L'association est aussi contre une rétroactivité maquillée, dissimulée derrière la volonté de renvoyer à la case départ tous les projets n'ayant pas payés la PTF (proposition technique et financière) auprès d'ErDF, dans la démarche de raccordement au réseau.

L'IPF va présenter dans les prochaines semaines un plan de développement pour son industrie, avec une vision de long terme.

Apesi : un impact grave pour les PME

L'association des producteurs d'électricité solaire indépendants (Apesi) est également très remontée : "nous sommes totalement déconcertés, pour ne pas dire choqués par ce moratoire de quatre mois qui est totalement déconnecté des réalités du terrain", s'insurge David Guinard, membre du bureau et par ailleurs directeur général de Photosol. "Ce sont deux ans de travail qui sont remis en cause et des investissements énormes. Cela veut dire un chiffre d'affaires annulé ou, au mieux, reporté de plusieurs mois. Dans des PME comme les nôtres, ce gel n'est pas tenable et risque d'entraîner des licenciements et des faillites très rapidement".

L'Apesi est en revanche satisfaite de l'ouverture d'une concertation avec l'ensemble des acteurs. Mais elle reste méfiante : "il ne faudrait pas que ce soit une concertation de façade comme pendant la préparation du rapport Charpin", s'inquiète David Guinard.

L'Apesi réitère ses propositions : elle est favorable à une baisse régulière des tarifs d'achat, par exemple chaque trimestre, mais s'oppose à la perspective des quotas et des appels d'offre sur les centrales au sol. "Les appels d'offre ne sont pas adaptés à une industrie comme le solaire où tout va très vite. On le voit bien d'ailleurs avec l'abandon en catimini par l'Etat de l'appel d'offres pour l'installation d'une centrale solaire par région", reprend David Guinard.

SER : une décision absurde

Une première réaction était plutôt mesurée : Si on veut qu'il y ait des investissements industriels, il faut un système pérenne dans lequel tous les acteurs aient confiance", a indiqué jeudi à l'AFP le président du Syndicat des énergies renouvelables, André Antolini, juste après la réunion de Matignon. Mais le ton est ensuite monté d'un cran : "Une activité mise entre parenthèse pendant 4 mois, c'est insupportable ", a repris, vendredi, André Antolini. "Le premier critère pour mettre en place une industrie, c'est la stabilité. On ne peut pas changer d'avis tous les trois mois. C'est un gag ! Un triste gag ! ", a renchéri Arnaud Mine, président du groupement des professionnels du solaire photovoltaïque (Soler).

Le SER-Soler a par ailleurs présenté ce matin ses propositions : il souhaite "une transparence totale sur la file d'attente" des demandes de raccordement, objet de polémique depuis de longs mois, avec une publication régulière de son état (par exemple, hebdomadaire). Il demande aussi la mise en place "d'un système de gestion des volumes reposant sur une maîtrise d'une enveloppe CSPE".

CLER et Hespul : inquiétude sur un coup d'arrêt aux investissements

Les associations CLER (Comité de liaison des énergies renouvelables) et Hespul viennent également de manifester leur inquiétude : "le Gouvernement opère un choix contradictoire avec ses objectifs. Il prend surtout le risque réel de tuer dans l’œuf une filière en plein développement et plus encore de mettre la France définitivement hors course", estiment-elles dans un communiqué commun.

Elles redoutent notamment que "l'instabilité chronique du dispositif de soutien" décourage les majors mondiaux à construire des usines en France et freine le développement d'une industrie solaire française.

Méfiantes, elles souhaitent par ailleurs que les quatre mois de suspension du tarif "soient l'occasion d'une réelle concertation ouverte et non la validation de mesures déjà prises".

Pour aller plus loin sur le projet de décret :

- Solaire plus de questions que de réponses

- Solaire photovoltaïque : le projet de décret

- Solaire : décryptage du projet de décret. Un moratoire ou une pause ?

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* Les membres de l'association : Auversun, ECM Technologies, Emix, Fonroche Energie, Francewatts, KDG Energy, Mecosun, MPO Energy, Photowatt, SEMCO Engineering / Irysolar, Sillia Energie, SNA Solar, Solairedirect, Solarezo, Solbos/Solar Construct, Soprema, Systovi, Voltec Solar.

SOURCE : GreenUnivers.com

Entrepreneurs, entraînez-vous avec StartupCraft.fr

StarCraft n’est pas un jeu comme les autres. En Corée du Sud, par exemple, le jeu de stratégie en temps-réel créé par Blizzard Entertainment a été un véritable phénomène social, où les meilleurs joueurs devenaient des stars sponsorisées qui se battaient lors de matchs télévisés. Certains connaissent peut-être le Français Bertrand Grospellier, alias ElkY, qui avait été rémunéré pour son activité de gamer professionnel, étant l’un des meilleurs joueurs de StarCraft entre 2001 et 2006.

Outre-Atlantique, StarCraft a aussi réussi à captiver les Américains. Mais contrairement à la Corée, où les joueurs font une carrière à partir du jeu, les américains l’utilisent pour enrichir leurs capacités entrepreneuriales. L’idée, que les startups devraient recruter notamment de bons joueurs de StarCraft, a été publiée sur le blog d’un entrepreneur japonais, Koichi, et ensuite républiée sur Read Write Web.

Mais pourquoi aurait-on envie de recruter quelqu’un qui passe sa vie devant StarCraft quand on démarre une boite ? Voici les raisons de l’article de Koichi :

- les bons joueurs de StarCraft cherchent toujours à s’améliorer
- les bons joueurs de StarCraft peuvent faire plusieurs choses à la fois et savent s’adapter facilement
- les bons joueurs de StarCraft savent utiliser les ressources (le micro) d’une manière efficiente
- les bons joueurs de StarCraft savent prendre rapidement une bonne décision
- les bons joueurs de StarCraft savent quand il faut s’arrêter
- les bons joueurs de StarCraft ont un niveau élevé d’actions par minute (ils sont efficaces)
- les bons joueurs de StarCraft sont toujours au courant de la concurrence
- les bons joueurs de StarCraft ne font pas que travailler

Evidemment, ces arguments sont valides aussi pour d’autres jeux MMO. Mais dans le cas de StarCraft, les entrepreneurs américains ont décidé de créer StartupCraft, un tournoi uniquement pour les startups. Pour la première édition de cet évènement, plein de startups ont participé, comme Dropbox et Justin.tv, et il y a eu même un concours de costume.

Pour ceux qui souscrivent à l’idée de Koichi et aimerait s’entraîner avec StarCraft, une communauté française est en train de se développer sur StartupCraft.fr. C’est une initiative de 2 ingénieurs de Pearltrees avec des représentants de 8 startups françaises à l’heure actuelle. L’inscription est complètement gratuite - mais il faut déjà avoir le jeu en question pour jouer.

Même s’il aurait été plus préférable de joueur avec des entrepreneurs internationaux (à mon avis), le décalage horaire avec San Francisco (GMT -8) n’est pas idéale pour jouer en temps-réel avec la France. Peut-être il y a un tournoi international à organiser ? Bref, quoi qu’il en soit, StarCraft est en train de devenir le sport préféré des startups et je suis impatiente de voir qui sera en tête du classement en France !

OpenAIRE : Un accès aux résultats de la recherche européenne

Lancé le 2 décembre par la Commission européenne, OpenAIRE donne accès aux résultats de la recherche scientifique financée par l’UE, aux chercheurs, aux entreprises et aux citoyens européens.

Les résultats de la recherche scientifique financée par l’UE, au titre du septième programme-cadre (7e PC) et du Conseil européen de la recherche, sont désormais accessibles aux chercheurs, aux entreprises et aux citoyens européens sur OpenAIRE (Open Access Infrastructure for Research in Europe). Fruit d’une initiative pilote d’août 2008 de la Commission européenne sur l’accès libre, OpenAIRE a été lancé le 2 décembre à l’Université de Gand (Belgique). Les domaines de la santé, de l’énergie, de l’environnement, certains secteurs des technologies de l’information et des communications et des infrastructures de recherche, des sciences sociales et humaines et de la science et la société sont particulièrement concernés.

Un accès pour les chercheurs, les entreprises et les citoyens

« L’information scientifique, qui peut transformer nos vies en les améliorant, est trop précieuse pour être mise sous clef. Qui plus est, tous les citoyens de l’UE ont le droit d’accéder aux connaissances produites grâce à des fonds publics et d’en tirer profit » rappelle Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique. « Les entreprises, en particulier les PME, ont besoin de savoir où trouver les résultats des recherches scientifiques pour pouvoir les utiliser afin de créer des emplois et d’améliorer la qualité de la vie. OpenAIRE contribuera grandement à faciliter la diffusion des connaissances scientifiques en Europe, et donc à développer une véritable Union pour l’innovation » ajoute Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission européenne responsable de la recherche, de l’innovation et de la science.

Source: Le Journal de l'Innovation

vendredi 3 décembre 2010

Avec Stickybits, les code-barres deviennent le support d’un nouveau type de réseau social

Article écrit par Renaud Euvrard

Les QR codes, ces codes barres évolués peuvent mémoriser des adresses web, du texte, des numéros de téléphone, des SMS ou autres types de données lisibles par les smartphones et les téléphones mobiles équipés d’une application de lecture. On est loin des codes barres classiques qui ne peuvent enregistrer que 10 à 13 caractères.

En Europe ou aux USA, le grand public commence à utiliser les QR Code via leur téléphone mobile, même si cela fait plusieurs années que les japonnais en ont un usage courant.

Malheureusement, dans ce contexte, l’information ne va que dans un sens. Impossible de connecter simplement l’ensemble des personnes ayant scanné le code ou même de modifier les informations reliées à ce même code.

Vers QR codes 2.0 ?

Stickybits est une jeune start-up newyorkaise fondée en 2009, proposant depuis mars 2010 un réseau social autour des codes barres.

Stickybits vous permet de scanner des codes barres (QR codes ou code-barre classique) avec votre iPhone ou votre téléphone Android. Chaque code-barre a une page dédiée (un “wall” comme dans Facebook) sur laquelle les utilisateurs peuvent ajouter un contenu texte, photo ou même vidéo.

Stickybits se définit comme la première plateforme de contenu pour “l’internet des objet”.

N’importe quel code barre peut donc être utilisé : le code barre de votre boite de céréale, de votre livre de chevet, bref de n’importe quel produit commercial. Si votre produit n’a pas de code barre, Stickybits peut vous en fournir un code barre personnalisé.

Ce service devient donc un véritable réseau social organisé autour des objets. Vous pouvez suivre des utilisateurs, laisser un commentaire ou tagguer un produit. De plus toute votre activité sur le réseau peut être automatiquement envoyée sur votre compte Twitter ou Facebook.

Vers un marché du “check-in” des objets

Dans sa nouvelle version, Stickybits a souhaité offrir à ses utilisateurs une approche plus ludique dans l’usage en développant un système de points, récompenses et défis.

Mais, Stickybits a aussi complété son offre en permettant aux marques de s’adresser directement à leurs clients. Plusieurs solutions sont offertes : coupons, bon de réduction… Une composante géolocalisation est aussi intégrée à l’application Stickybits sur mobile permettant de cibler des promotions à un magasin particulier.

Une plateforme est mis à disposition des marques pour créer et gérer leurs campagnes, accompagnée de l’ensemble metrics de suivi. L’idée est d’offrir aux marques la possibilité d’adresser leur marché en utilisant leur produit et non en faisant la promotion de celui-ci.

D’autres services similaires existent, notamment Scanbucks ayant pour but de fidéliser les consommateurs directement dans les rayons des magasins.

Au delà des objets

Stickybits propose donc une nouvelle expérience d’intéraction avec une marque ou un produit (comme via Facebook ou Twitter). D’autres usages peuvent être envisager comme l’a fait l’aéroport de Londres Gatwick, en apposant un code-barre géant dans son terminal afin d’informer les passagers des travaux de rénovation en cours.

Imaginer la même chose dans un lieu touristique ou une conférence. En scannant un simple code barre, vous pourriez partager votre expérience et laisser vos commentaires. Vous voulez faire un petit test de Stickybits ? Voici le code barre spécial TechCrunch France :

Nous attendons donc vos commentaires sur Stickybits :-)

Source: Techcrunch

jeudi 2 décembre 2010

Le Blackberry Empathy : le smartphone qui dévoile nos sentiments

Le rapport entre un Blackberry et son utilisateur est souvent passionnel, c’est un rapport quotidien et intense. L’utilisateur connait parfaitement son téléphone, dans les moindres détails. C’est pourquoi les deux designers Kiki Tang et Daniel Yoon du « Art Center College of Design » ont décidé d’inventer un téléphone qui sentirait nos émotions, nos sentiments. C’est pour aller plus loin dans l’interactivité, l’intuitif et l’émotif que le concept de ce Blackberry Empathy est né.

Le design est très moderne, en veille le téléphone est transparent et devient opaque lors de son utilisation. Le smartphone est double face, l’une entièrement tactile et l’autre avec un clavier physique. Mais la révolution de ce concept est sans conteste la bague qui l’accompagne, un anneau biométrique qui permet de récolter des informations, ici se sont les sentiments et les émotions qui sont captés par cette bague. L’anneau est l’intermédiaire entre l’utilisateur et son téléphone, il transmet les émotions de l’utilisateur au smartphone.

Cet anneau n’est pas uniquement fait pour le propriétaire du téléphone mais aussi pour son entourage, et ce pour mieux capter les sentiments et les humeurs des personnes qui nous entourent. Ce téléphone va encore plus loin dans le principe du réseau social, l’interactivité est totale.

Ce concept est un brin illusoire, mais pourquoi pas…




Source : Begeek

INNOVATION – Lufthansa volera aux biocarburants en 2011

Lufthansa vient d’annoncer sa décision d’utiliser des biocarburants sur des vols commerciaux. Cette première mondiale devrait débuter en avril 2011 sur des vols Airbus A321 reliant Hambourg à Francfort.
La compagnie allemande lancera en avril 2011 une campagne d’essai grandeur nature de 6 mois avec un Airbus A321 sur les vols commerciaux entre Hambourg et Francfort. Encore cours de certification, l'un des moteurs de l'avion utilisera un mélange à 50% de kérosène issu de biocarburants et 50% traditionnel.
L'objectif du projet baptisé "burnFAIR" est de mener un essai à long terme pour étudier l'effet des biocarburants sur la maintenance des moteurs et de vie du moteur. Lufthansa anticipe une économie d’environ 1.500 tonnes d'émissions de CO2, a précisé Wolfgang Mayrhuber, patron de la compagnie allemande

SOURCE : Enviro2B

Russian Search Giant Yandex Partners With Local Facebook-clone VKontakte

3 hours ago

Yandex, the Russian juggernaut of a search engine that is thought to be considering an IPO for up to $1.5 billion, has partnered with VKontakte, which is the largest social network in Russia. How big? The so-called Facebook-clone accounts for more than half of web traffic in the CIS region.

Under the arrangement, the public-facing elements of VKontakte user profiles will show up in Yandex searches in realtime. So far, this has resulted in Yandex indexing over 25 million user profiles, essentially creating a people search engine since results, where publicly available, will link to and/or display a person’s date of birth, place of birth, university or place of work.

Source: Techcrunch