- Innovations business (206)
- Innovations numériques (746)
- Innovations énergétiques (517)
lundi 21 juin 2010
La plus puissante batterie lithium-ion au monde développée en Chine
La batterie rechargeable cylindrique au lithium-ion d'une super capacité de 400 Ah, fabriquée conjointement par l'université de Tianjian et la compagnie Beijing Tecroad Energy, a récemment passé l'expertise organisée par le centre d'évaluation scientifique et technologique de Tianjin. Selon les experts, la batterie a atteint un niveau technologique avancé et international, avec la résolution des problèmes essentiels d'adaptation des matériaux des pôles négatif et positif, d'optimisation des technologies et de conception de la structure intérieure de la batterie. La plus puissante des batteries du même genre développées dans le monde atteint une capacité de 50Ah.
La batterie développée par les scientifiques chinois utilise le FeLiPO4 et le Li4Ti5O12, des matériaux ayant une bonne stabilité thermique et structurelle pour le pôle négatif comme pour le pôle positif. L'enveloppe extérieure en inox assure une bonne résistance aux chocs, une évacuation de chaleur efficace et une bonne conductibilité thermique. Sa durée de vie est estimée à un nombre de charges/décharges pouvant atteindre au minimum 8000, soit 2 ou 4 fois plus que les batteries au lithium développées actuellement.
Si la production n'a été pour l'instant réalisée qu'à des fins de démonstration et d'évaluation technologique, une production à grande échelle sera normalement instaurée en 2011 à Jinzhou, dans la province du Liaoning.
ORIGINE : BE Chine numéro 94 (17/06/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63684.htm
Premier état critique pour le réacteur chinois de recherche nucléaire
Le réacteur chinois de recherche avancée (CARR), développé, conçu et construit par l'académie des sciences atomiques de Chine, a été placé pour la première fois à l'état critique [1] le 13 mai à 16h58mn. Situé dans le district de Fangshan à Pékin, le CARR occupe une superficie de 23.000 m2 et possède une puissance de 60 MW. Ses capacités techniques le placent dans les premiers rangs mondiaux et comme un des réacteurs à faisceaux de neutrons les plus avancés en Asie. Le flux maximum de neutrons thermiques peut ainsi atteindre 8Ž1014n/cm2-s.
Réacteur nucléaire fiable à haute performance et multi-utilisation, le CARR sera dédié, après sa construction, à la recherche fondamentale scientifique autour de la physique et la chimie nucléaire, à la recherche sur les matériaux de réacteur et de combustible nucléaire, à l'expérimentation de neutron scattering, à des analyses par activation de neutrons, ainsi qu'à la production d'isotropes radioactifs et au dopage neutronique de siliciums monocristallins.
Le CARR a été développé entièrement par la Chine avec un taux d'utilisation de matériels chinois de 90% et des droits de propriétés intellectuelles autonomes.
ORIGINE : BE Chine numéro 94 (17/06/2010) - Ambassade de France en Chine / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63692.htm
jeudi 17 juin 2010
Andrey Sebrant (Yandex) "Nous avons les moyens de concurrencer Google à l'international"
JDN. Plus de dix ans après sa création, que représente Yandex aujourd'hui en Russie ?
Andrey Sebrant. Yandex a été lancé en 2007, mais ses origines remontent à la fin des années 80. La technologie derrière Yandex a initialement été développée en partenariat avec le département de linguistique de l'Académie des sciences russe dans le but de créer un système de recherche pour le gouvernement de l'Union soviétique. Dans les années 90, cette technologie a été adaptée pour soutenir un moteur de recherche sur Internet. Aujourd'hui, Yandex est plus qu'un moteur de recherche. Nous proposons différents services parmi lesquelles des plates-formes gratuites d'hébergement de photos et vidéos, un comparateur de prix, un moteur de recherche dédié aux blogs, un service de paiement en ligne, Yandex.Money, ainsi qu'un outil de cartographie et d'info trafic en temps réel.
Un peu comme Google?
Yandex est un portail Web qui se situe quelque part entre Yahoo et Google. Yahoo est plus un portail média qu'un moteur. En dehors de Youtube, Google est purement un moteur. Nous combinons à la fois l'un et l'autre. Sur la page d'accueil de Yandex, en dehors de l'élément principal qu'est notre moteur, nous proposons par exemple une sélection automatisée des informations essentielles et pratiques du moment, comme les actualités, la météo, des informations sur le trafic routier dans votre ville. Autant d'informations que les internautes aiment connaître, sans pour autant les rechercher. Le rôle d'un moteur est à la fois de répondre à des questions explicites, tapées par l'internaute, et à des questions implicites, pour lesquelles l'internaute éprouve un intérêt naturel, sans les verbaliser pour autant dans notre moteur. En quelque sorte, nous sommes un portail d'informations pratiques basé sur la recherche. En comparaison des standards européens ou américains, cela peut paraître étrange, mais c'est peut être aussi pour cela que nous avons autant de succès en Russie.
Yandex produit-il ses propres contenus ?
Non. Nous restons une entreprise purement technologique. Nous agrégeons le contenu de nos sites partenaires et sélectionnons de manière automatisée les éléments les plus importants et les plus pertinents à mettre en avant par des algorithmes de classement.
C'est encore ce que fait Google avec son service d'actualités ?
A une différence près : Google indexe les sites d'actualité et se contente d'en extraire l'information sans en demander l'autorisation. La stratégie de Yandex repose sur des partenariats passés avec des fournisseurs de contenus. Nous disposons aujourd'hui de plusieurs milliers de partenaires dont nous reprenons les informations et pour lesquels nous nous engageons sur des volumes de trafic que nous apportons à leur site. Nous ne reprenons pas l'intégralité de leurs contenus, mais juste une partie, de quoi générer du trafic chez eux. Cela représente un énorme travail en amont, mais notre position est ainsi la plus claire vis-à-vis des sites médias, ce qui n'est pas le cas de Google. Nos partenaires sont d'ailleurs très heureux de notre collaboration et personne ne cherche à nous faire un procès...
Avec Baidu en Chine, Yandex est l'un des seuls acteurs au monde à devancer Google sur le marché de la recherche. Comment expliquez-vous cela ?
Technologiquement parlant, bâtir et entretenir un moteur de recherches requiert une équipe d'ingénieurs très qualifiés, ce qui coûte généralement cher dans la plupart des pays. En Russie, nous avons la chance de disposer historiquement d'une très bonne filière de formation en mathématiques, mais également en informatique. Cela nous permet de disposer d'un vivier de compétences non négligeable pour développer notre technologie. Yandex emploie près de 2 000 personnes, dont une bonne partie sont des ingénieurs. Aujourd'hui, notre part de marché en Russie sur la recherche est d'environ 65 %, contre 27 % pour Google.
Quelle est aujourd'hui l'audience de Yandex ?
Nous accueillons chaque jour 15 millions de visiteurs uniques sur Yandex. Nos internautes sont assez fidèles. Notre audience mensuelle représente environ 30 millions de visiteurs uniques. A titre de comparaison, la Russie compte 40 millions d'internautes, soit environ 30 % de la population totale du pays (142 millions d'habitants, ndlr.). Nous disposons d'un trafic de près de 11 milliards de pages vues par mois, dont environ 3 milliards représentent des pages de résultats de recherche.
Quel est le modèle économique de Yandex ?
Il est similaire à celui de Google. Nous tirons la plupart de nos revenus de la vente de mots-clés, qui représente 86 % de notre chiffre d'affaires. Nous avons développé notre propre plate-forme de liens sponsorisés, Yandex Direct, qui diffuse non seulement des liens sur nos sites, mais également sur un réseau de plusieurs dizaines de milliers de sites éditeurs. Yandex Direct gère aussi de la publicité display, mais essentiellement sur notre réseau de sites partenaires. Sur notre site, nous dédions moins d'espace au display afin de pouvoir le vendre plus cher. Sur notre page d'accueil par exemple, nous ne proposons d'un seul emplacement pour une bannière. Il est aujourd'hui l'espace publicitaire le plus cher de l'Internet russe. Et croyez-moi, les annonceurs font la queue !
Pour quel résultats ?
L'an dernier, nos revenus s'élevaient à environ 275 millions de dollars. Comme la plupart des acteurs, nous avons souffert de la crise bien que l'Internet, en Russie comme ailleurs, a beaucoup mieux résisté que les autre médias. En 2008 notre chiffre d'affaires s'élevait à 300 millions de dollars ce qui représentait à l'époque une progression de 80 % sur un an.
Etes-vous présents ailleurs qu'en Russie ?
Nous avons des bureaux dans d'autres pays de l'ex-union soviétique, comme la Biélorussie, le Kazakhstan ou l'Ukraine. Nous disposons d'une forte présence dans ces trois pays, mais l'Internet y est encore peu développé. Ils ne représentent donc qu'une petite part de nos revenus pour l'instant. A terme, ils constitueront de réelles opportunités de croissance. Notamment l'Ukraine, qui représente aujourd'hui entre quatre et cinq millions de visiteurs uniques pour Yandex, mais devrait constituer une part importante de notre activité à plus long terme.
Avez-vous des projets de déploiement en dehors de l'ex-bloc soviétique ?
Nous disposons déjà d'une audience naturelle en dehors de l'ex-union soviétique, notamment dans les pays où résident d'importantes communautés russophones, comme aux Etats-Unis ou en Israël. Nous avons d'ailleurs ouverts des bureaux en Californie, à Burlingame.
Le succès de la version russe de Yandex ne vous incite-t-il pas à lancer une version internationale de votre moteur ?
Nous y pensons effectivement, car contrairement à la plupart des acteurs européens, nous avons les moyens de concurrencer Google. Nous avons récemment lancé une version anglophone de notre moteur qui n'est encore qu'une expérimentation. Le problème est qu'avant de lancer un produit officiel dans d'autres pays, il doit, au minimum, ne pas être pire que ce que Google propose déjà.
C'est-à-dire ?
D'une certaine manière, la recherche internationale n'existe pas. Il existe une recherche russe comme il existe une recherche française, allemande ou chinoise, même si c'est une seule technologie qui rend toutes ces recherches possibles. Nous devons saisir les spécificités, notamment linguistiques d'un pays avant d'y lancer une version locale de notre moteur. Même nos algorithmes de ranking des sites devront être adaptés. Il nous faudra notamment nous installer physiquement dans ces pays pour mieux y indexer les pages locales. Le problème n'est pas vraiment financier puisque nous avons de l'argent. Nous avons également les ressources humaines et l'envie d'aller dans cette direction. Mais cela prendra beaucoup de temps. Nous ne nous sommes pas fixés de calendrier.
Yandex cherche-t-il à devenir un acteur global, comparable à Google ?
Le Web se développe et change tellement vite qu'il nous est impossible de développer des stratégies à très long terme. Il y a encore trois ans, presque personne ne connaissait Facebook ou Twitter. Ces services sont pourtant devenus incontournables aujourd'hui. Est-ce nous voulons devenir un acteur global ? Bien sûr ! Mais qui peut dire que nous y arriverons ?
Né à Moscou en 1954, Andrey Sebrant est directeur marketing de Yandex depuis 2004. Diplômé du Moscow Institute of Physics and Technology Institute (MIPT), il a débuté sa carrière dans la recherche expérimentale sur la physique des plasmas à l'institut d'énergie atomique de Kurchatov. Andrey Sebrant découvre l'Internet en 1989, année de la chute de l'URSS et débute quelques années plus tard (en 1995) une seconde partie de carrière dans l'Internet. Il a travaillé pour de nombreuses entreprises du Web, parmi lesquelles GlasNet, Russia-Online, About.com et Lycos Europe.
Source: JDNet
mercredi 16 juin 2010
En voiture, les Américains adoptent le contrôle vocal
Les dispositifs de commande par la voix se développent aux Etats-Unis, avec une proportion grandissante de conducteurs disposés à les installer.
Les conducteurs américains sont de plus en plus nombreux à adopter les technologies de contrôle vocal à l'intérieur de leur véhicule, constate dans une étude la société Harris interactive. Ces systèmes, qui permettant d'interagir avec son mobile ou son GPS, par exemple, tout en gardant les mains sur le volant, intéressent de plus en plus les automobilistes. Plus d'un tiers d'entre eux affirme ainsi en 2010 songer à utiliser ces outils de contrôle, contre un quart en 2009. Ce, pour différentes raisons, principalement liées aux avantages pratiques que ces systèmes offrent au conducteur. Une personne interrogée sur deux précise que c'est bien le confort de cette technologie qui l'amène à considérer l'acquisition de tels appareils. Quand une sur quatre privilégie la question de la sécurité renforcée par ces technologies.
Les technologies TS-ST suscitent l'intérêt des conducteurs
Selon les responsables de l'étude, la nette augmentation de personnes disposées à installer ces systèmes à l'intérieur de leur véhicule est également à mettre en relation avec la baisse du prix des technologies de contrôle vocal. "En 2006, le prix moyen s'élevait à près de 750 dollars, et 3% des personnes étaient intéressées ; désormais, ce prix est tombé à 150 dollars, et plus de 35% songent à installer ce type de dispositif", relèvent-ils. Autre chose : les technologies dites "TS-ST" (Text to Speech & Speech to Text) connaissent un succès croissant, avec près de 15% des personnes interrogées disposées à les adopter, à condition que le prix ne dépasse pas les 200 dollars. Ces technologies permettent de convertir de la voix en texte, et inversement.
Gagner en productivité, sans perdre en concentration
Lorsque le conducteur reçoit un SMS ou un courriel sur son ordiphone, le dispositif lit à voix haute le message, par exemple. Et l'utilisateur peut d'une simple commande vocale ordonner au système d'envoyer telle ou telle réponse, préenregistrées. Le système permettant au conducteur de gagner en productivité, sans perdre en concentration. Selon David Duganne, responsable de l'étude, "les marketeurs doivent prendre connaissance de la perception des utilisateurs, afin de développer des technologies adaptées, et de les proposer sur le marché". L'étude a été menée en avril 2010, auprès de plus de 12 000 américains de 18 ans et plus, propriétaires d'un véhicule, et d'un permis de conduire.
Source: L'Atelier
Zynga lève 147 millions de dollars auprès de Softbank
Zynga réalise une seconde levée de fonds de grande ampleur.L'éditeur des jeux sociaux "Farmville", "Treasure Isle" ou encore "Mafia Wars" avait levé une première 10 millions de dollars en 2008 puis 209 millions de dollars en 2009 lors de deux opérations. La seconde, mi-décembre 2009, lui a permis d'obtenir 180 millions de dollars essentiellement auprès du fonds russe Digital Sky Technologies, également actionnaire de Facebook (lire l'article L'éditeur de jeux en ligne Zynga lève 180 millions de dollars, du 16/12/2009).
Ces 147 millions de dollars levés au cours d'un nouveau tour de table auprès de l'opérateur télécoms japonais Softbank devraient permettre à l'éditeur de jeux d'étendre son activité en Asie. En effet, il semblerait que Zynga ait négocié la distribution et la promotion de ses jeux sociaux sur les services mobiles et Internet de l'opérateur au Japon et dans d'autres pays. Ce qui comprend sans doute Yahoo Japan dont l'opérateur est actionnaire majoritaire.
En mai 2010, Zynga a également scellé un accord avec Yahoo sur le plan mondial. Un accord qui doit lui permettre de s'émanciper du réseau social Facebook avec qui les relations sont de plus en plus tendues malgré le renouvellement récent de leur partenariat pour cinq années (lire l'article Les jeux de Zynga seront bientôt présents sur Yahoo, du 27/05/2010).
Source: JDNet
Économies d’énergie : 120 000 professionnels formés d’ici 2012
Source: Le Journal de l'Innovation
Nintendo 3DS : le jeu portable en relief 3D
Nintendo a dévoilé la console portable 3DS au salon E3 à Los Angeles.
Ou comment jouer aux jeux vidéo en 3D sans lunettes.
Ecran du haut de 3.5 pouces et résolution de 800 x 240 pixels. L’ecran du bas reste tactile et utilisable avec un stylet.
Dotée d’un accéléromètre et d’un gyroscope, la nouvelle 3DS permet aussi la compatibilité avec les jeux pour Nintendo DS et DSi.
« Nintendo a également annoncé un partenariat avec Dreamworks, Disney et Warner, qui offre la possibilité de regarder certains de leurs films en 3D. »
Sortie prévue en 2011, à un prix non encore connu.
Kid Icarus Uprising sur Nintendo 3DS :
Source: Vincent Abry