vendredi 9 avril 2010

Le financement communautaire passe aussi par le jeu

ArmRev propose aux internautes de financer des univers virtuels dédiés à sensibiliser à une cause en résolvant des tâches. La première consiste en une somme versée au projet.

Communauté

Jouer encourage les internautes à participer à des projets de micro-financement. Voilà ce que revendique Armchair Revolutionnary (ArmRev). La plate-forme, lancée par Play4Change Lab propose aux individus de financer des serious games, univers virtuels et documentaires liés à une cause écologique, sociale ou scientifique. Comment ? En le plongeant dans la peau d'un personnage et le faisant réaliser des tâches entre le social gaming et le social activism. Ces dernières lui permettant de gagner des points. Plus le nombre de ces derniers est élevé, plus un projet peut commencer à voir le jour. La première étape est financière : pour pouvoir participer à l'une des initiatives, l'internaute doit s'acquitter de 99 centimes de dollars.

Combiner action réelle et virtuelle

Les autres visent à impliquer l'utilisateur à la cause. Cela en lui permettant de progresser dans l'univers s'il réalise des activités cette fois bien réelles. Comme par exemple appeler une grande surface pour l'inciter à stopper la vente de thon rouge, ou encore envoyer un email à des compagnies de croisière pour les encourager à remiser les bateaux polluants dont elles se servent. Selon ses fondateurs, une telle démarche permettra d'attirer les particuliers vers le micro-financement en leur proposant de débourser de petites sommes et de s'engager socialement d'une manière concrète. Actuellement, ArmRev héberge trois projets : Make Waves, Hack your Body et End of Darkness.

Des univers virtuels écologiques

Le premier consistera en un univers virtuel qui combinera réalité augmentée et simulation pour sensibiliser à la pollution des océans. Les joueurs pourront "acheter" des balises réelles qui captent des données. Chacune est identifiée par un système de GPS. Suivant la région où il vit, le participant héritera d'une espèce marine à surveiller. L’achat de chaque plot permettra ensuite de récolter des fonds pour des associations de protection de l’environnement marin. A terme, ArmRev espère héberger deux cents cinquante nouveaux projets par an. Play4Change Lab est issu d'une collaboration entre l'organisation dédiée au changement social dans le monde du divertissement The Hollywood Hill et l'USC Game Institute.

Source: L'Atelier

Greypfroot fait de tout téléviseur un support de vidéoconférence

Le système développé par Nyoombl se relie à n'importe quel téléviseur et au réseau sans-fil de la maison. Il permet de lancer depuis ce dernier des appels vidéo via Internet. Ce, grâce à une webcam.

Nyoombl

Pour faciliter la tenue de sessions de vidéoconférence depuis son domicile, Nyoombl a mis au point une solution de téléconférence qui fonctionne avec n'importe quel téléviseur. Le système, baptisé Greypfroot, embarque une webcam et doit être relié au câble coaxial du poste. Il permet ensuite d'effectuer ou de recevoir des appels vidéo via Internet et qui s'affichent sur son écran. Le dispositif se connecte en effet au réseau sans-fil de l'utilisateur. Si Skype proposait déjà une solution de communication depuis les nouveaux postes de télévision, Greypfroot est censé pouvoir s'adapter à tous les modèles, mêmes anciens. Concrètement, le système fonctionne sur le même principe que la téléphonie.

Accepter ou refuser l'appel avec la télécommande

Lorsque la personne reçoit un appel, un onglet s'affiche sur le poste de télévision et une sonnerie retentit. A partir de sa télécommande, l’individu peut accepter ou refuser l’appel. Une fois la connexion établie, l’écran se divise en deux parties, l'une qui présente son image et l’autre celle de son interlocuteur. L'émission qui était visionnée reste affichée en fond d'écran. Ce qui permet d'envisager un usage pour les particuliers - commenter à plusieurs un programme - mais aussi pour les professionnels. Et plus particulièrement les télétravailleurs, les très petites entreprises et les indépendants.

Discuter de téléviseur à ordinateur

Cela donne la possibilité de travailler simultanément sur une présentation vidéo, par exemple. "Hormis le cas d’une communication de TV à TV, le système n’induit pas nécessairement que les deux utilisateurs soient équipés du Greypfroot", précise Oladayo Olagunuju, directeur de Nyoombl. Greypfroot permet est en effet accessible aux personnes qui ne disposent pas du système. Il est compatible avec le chat de la messagerie de Google, Gmail. Il devrait également bientôt l'être avec Hotmail et Yahoo!. Ce qui permet d'avoir une communication de téléviseur à ordinateur. Enfin, le dispositif permet aussi d'appeler sur un mobile. Greypfroot a été présenté à l'occasion du DEMO Spring 2010. Il sera disponible d'ici la fin de l'année.

Source: L'Atelier

Presse : comment négocier le virage vers l'information en ligne payante ?

Plusieurs quotidiens s'apprêtent à faire un choix stratégique risqué : rendre leur contenu payant sur le web. Ce virage est-il prématuré ou permettra-t-il des intégrations innovantes entre les formats papiers et numériques ?

Frédéric Kaplan

Par Frédéric Kaplan, spécialiste des nouvelles interfaces, chercheur à l’EPFL et fondateur de la société OZWE.

Le Monde a annoncé que la consultation des articles sur son site allait devenir progressivement payante. Jusqu’à présent, les internautes pouvaient consulter librement les articles du jour. Le Monde propose maintenant un abonnement - d’abord à 20 puis à 30 euros - qui inclut le quotidien papier et l’accès aux informations sur le web, sur iPhone et iPad. Certains contenus spécifiquement produits pour Internet resteront gratuits. Le quotidien français n’est pas le seul à effectuer cette transition. Dès Juin, le Times s’apprête à devenir entièrement payant en proposant des abonnements à 1 livre par jour ou 2 livres par semaines. La plupart des autres grands quotidiens de langue anglaise semblent aujourd’hui effectuer le même virage vers le payant. A posteriori, il n’est pas surprenant que les encarts publicitaires peu attractifs des sites, toujours perçus comme des nuisances à la lecture, n’aient pas apporté aux éditeurs les revenus attendus. Mais avec l’arrivée des nouvelles interfaces de lecture, et en particulier des tablettes multitouch, cette situation va peut-être évoluer.

Un virage prématuré ?

L’expérience de la lecture digitale est susceptible de se métamorphoser pour devenir enfin conviviale et plaisante : un argument qui peut soutenir l’idée de faire maintenant payer ces contenus. Mais c’est sous-estimer deux facteurs. D’abord, le visage de la publicité sur ces nouveaux supports va radicalement se différencier de la pauvreté des "bannières" web pour se rapprocher de celle de la qualité des magazines, offrant en plus des possibilités nouvelles d’interactivité et d’animation. Si l’audience est au rendez-vous, les annonceurs pourraient donc eux aussi revenir. Ensuite ceux qui sauront attirer le maximum de lecteurs vers ces nouvelles interfaces pourront profiter d’un nouveau minerai précieux : les "reading analytics", des informations précises sur nos comportement de lecture. Savoir où et comment nous lisons pourrait demain valoir de l’or.

Intégrer plus fortement le papier et le digital

En réduisant son offre gratuite, Le Monde prend donc un risque. Pour réussir son pari d’un abonnement payant papier + numérique, il serait pertinent qu’il mise sur une intégration beaucoup plus forte de ces multiples expériences de lecture. Plutôt que de proposer simplement ses contenus sur de multiple interface de lecture, il serait intéressant que le quotidien papier commence à inventer ce qui pourrait être une lecture mixte papier + digitale, utilisant les multiples ponts que l’on peut maintenant envisager entre ces deux interfaces. Ils pourraient ainsi proposer non seulement des augmentations multimédia (vidéo, son, etc.) mais aussi de véritables "applications" interactives prenant le papier comme support pour explorer les potentiels encore largement inexplorés de la lecture participative ou des infographies interactive connectées. C’est à ce prix qu’un abonnement qui lie papier et numérique pourrait offrir une véritable valeur supplémentaire.

Source: L'Atelier

mercredi 7 avril 2010

Mobilité : Le groupe Norauto se rebaptise Mobivia

Afin de refléter l’élargissement de ses activités aux nouvelles formes de mobilité, le groupe Norauto vient de changer de nom pour devenir Mobivia.

Après quarante ans de bons et loyaux services, le Groupe Norauto vient d’être rebaptisé Mobivia. Un nouveau nom qui se veut représentatif de l’évolution de ses activités. En plus de son cœur de métier, l’entretien automobile, le groupe s’est en effet récemment orienté vers de nouveaux produits et services comme la location de deux roues et de voitures sans permis. L’entreprise s’est parallèlement lancée dans l’accompagnement de jeunes sociétés innovantes en matière d’éco-mobilité via des collaborations et des prises de participation. Parmi ses principaux partenaires : le pionnier du lavage sans eau Sinéo, la société de location de voitures sans permis Moving Car ou encore l’enseigne de covoiturage Greencove ingénierie.

mardi 6 avril 2010

Les Echosmédias, première régie française à avoir commercialisé un encart « Video In Print »

Support inédit dans l’Hexagone, le « Video In Print » arrive en France. Citroën et la régie du Groupe Les Echos ont lancé ce nouveau support dans le numéro d’Enjeux Les Echos du 2 avril. A partir d’un écran LCD de 2,4 pouces et de 3 millimètres d’épaisseur inséré dans le magazine, 5 films peuvent être visionnés dont deux de la dernière campagne publicitaire de la Citroën DS3. 10 000 exemplaires (9000 abonnés et 1000 en kiosque) contenant le nouveau support ont été diffusés. Ce format offre une capacité moyenne de 45 minutes de vidéo un mini port USB au dos de l’écran permet de recharger la batterie intégrée. Le budget de l’opération n’a pas été communiqué par les opérateurs.
Le procédé technique, propriété la société « Americhip » avait déjà été utilisé aux USA pour une campagne Pepsi-CBS dans Entertainment Weekly en 2009 et plus récemment, en mars 2010, en Italie dans le magazine Panorama (Mondadori) avec Citroën.

Le voir en images.

Source: News Media

Qui veut devenir la nouvelle star de l’Internet?

Le marché publicitaire sur Internet se réinvente pour proposer d’autres choix qu’une simple bannière publicitaire à ceux qui souhaitent se faire connaître. Deux nouveaux acteurs en France, DevenezCelebre et KieStar, visent en plus à intégrer les outils publicitaires numériques aux médias plus traditionnels.

DevenezCelebre a été lancé le 1er décembre 2009 et la start-up compte actuellement plus de 400 tags de sites web sur leur site. L’offre classique est assez simple : l’utilisateur paie son tag en fonction de la taille de la police et le nombre de lettres. Parmi les tags présents sur le site on voit quelques start-up françaises, telles que Leetchi, Creads et MyFab, ainsi que des blogs bien connus tels que Presse-Citron ou VincentAbry.com. Mais avec leur nouvelle campagne de publicité, DevenezCelebre prévoit d’afficher ces mêmes tags sur les bannières de type JC Décaux dans les abribus parisiens, dès que la page web sera remplie – c’est à dire d’ici la fin de l’année 2010 au plus tard. Cela permettra à leurs annonceurs de toucher non seulement le marché sur l’internet mais aussi la communauté moins branchée Internet.

L’idée derrière DevenezCelebre est comparable à celle du site Million Dollar Homepage, lancé par un Anglais de 21 ans en 2005 afin de financer ses études à l’université, qui a inventé le modèle de vente de l’espace publicitaire sur Internet par pixel.

Et même si le marché de la promotion de soi reste peu pénétré en France, on commence à voir l’apparition d’autres acteurs. Le site KieStar, par exemple, est apparu le mois dernier et permet à ses membres de devenir « une star » grâce à un système de vote : les internautes sélectionnent le meilleur profil qui sera affiché sur la page d’accueil du site. Fondée par une équipe de 3 Franco-marocains dont le plus jeune, le développeur, n’a que 14 ans, la start-up vise à faire également des partenariats avec les magazines, les émissions de télévision et de radio pour faire promouvoir leurs meilleures stars d’une manière complète au cours de l’année. Par contre, la société cherche plutôt à créer une véritable plateforme de talents, peut-être comparable à celle MySpace ou encore l’acteur français TalentZapping dans le sens où les utilisateurs peuvent promouvoir leurs savoir-faire, grâce aux outils proposés sur le site.

Les modèles publicitaires innovantes de DevenezCelebre et KieStar restent toutefois très comparables à la méthode de Girlinyourshirt ou encore Iwearyourshirt.com, où des sociétés paient très peu, à partir de 2 dollars la journée pour Iwearyourshirt, pour que quelqu’un porte le tshirt de leur start-up et diffuse les infos à leur contacts sur les médias sociaux.

Néanmoins, il reste à voir si ces modèles arriveront à vraiment découvrir du contenu et des personnes intéressantes, et a faire la promotion d’une manière efficace. Quel est le retour sur investissement d’un petit lien ou texte parmi des dizaines, que ce soit sur un site web ou sur une 4×3 dans les rues ?

En tout cas, quelque soit la plateforme ou la méthode utilisée, le coût est assez faible pour l’utilisateur et sans beaucoup de risque. Alors, qui veut devenir la nouvelle star de l’internet ?

Source: Techcrunch

jeudi 1 avril 2010

TF1 et Orange préparent la pub interactive en TV

Orange et TF1 annoncent le lancement prochain d'une phase de test dédiée à la diffusion de bandeaux de publicité interactifs en télévision qui permettra, selon les deux partenaires, de renforcer l'engagement du téléspectateur et d'améliorer l'efficacité des campagnes vendues à l'annonceur.

Logo Orange
Dès le mois de mai prochain, les abonnés Orange qui regardent la première chaine verront sans doute apparaitre en surimpression de certaines publicités un bandeau les invitant à accéder à des informations supplémentaires sur l'objet du spot qu'ils sont en train de visionner.

Après une première expérimentation menée en septembre dernier pour le compte de Citroën, l'opérateur vient en effet d'annoncer l'extension de ses tests autour du concept de publicité interactive en télévision.

A l'aide de sa télécommande, le téléspectateur aura la possibilité de manifester son intérêt pour la réclame en cours. Il accèdera alors à un « mini-site interactif dédié à l'annonceur » : fiche de présentation, photos, ou vidéos de démonstration. Au sein de cet espace, il disposera également de formulaires lui permettant d'être contacté par l'annonceur ou de solliciter un surcroît d'informations. Pour la régie publicitaire qui vend les campagnes de pub TV, c'est là que réside tout l'intérêt : cette faculté d'inaugurer une « nouvelle relation entre le client et la marque », sans que le client potentiel n'ait à quitter son canapé.

« A moyen terme, notre ambition est de rendre le signal de TF1 interactif sur l'ensemble des fournisseurs d'accès à Internet diffusant la télévision », affirme Benoît Louvet, directeur général délégué de TF1 Publicité.

« Cette innovation illustre ainsi la valeur ajoutée qu'Orange peut apporter à la publicité en accélérant l'interactivité et l'engagement de ses clients. La publicité interactive va permettre de proposer au marché publicitaire une innovation dans leur communication », se félicite dans un communiqué Paul-François Fournier, directeur exécutif en charge de l'activité Audience et Publicité chez Orange. Il promet dans le même temps l'extension prochaine du dispositif à d'autres chaines de télévision, mais aussi à d'autres opérateurs.

Commercialisé comme une offre tout-en-un, avec construction de l'interactivité en télévision et référencement de publicités sur les portails Internet associés à la chaine ou à l'opérateur, le dispositif devrait sans nul doute séduire des annonceurs désireux de mesurer les performances de leurs campagnes. Reste à voir comment réagira le téléspectateur à la multiplication de ces sollicitations.

Source: NetEco