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mardi 15 septembre 2009
Le champion indien du mobile Bharti aux portes de l'Afrique
L'opérateur mobile Bharti Airtel, qui cherche à fusionner avec MTN en rachetant 49 % de son capital, aurait trouvé un accord avec le Sud-africain, rapporte le "Wall Street Journal". Les deux groupes se seraient entendus sur un nouveau prix de 14 milliards de dollars, dont une partie en cash revue à la hausse. Malgré un démenti du principal intéressé, Bharti ferait actuellement le tour des banques afin d'emprunter 5 milliards de dollars, avance le quotidien.
Si la fusion a lieu, elle donnera naissance à un champion émergent du mobile, fort de 200 millions d'abonnés pour un chiffre d'affaires annuel dépassant 20 milliards de dollars (lire Vers la création d'un géant du mobile dans les pays émergents, du 26/05/2009). Le continent africain fournit en effet 100 millions d'abonnés à MTN, dont la croissance annuelle frôle les 50 %. Bharti et MTN se sont donné jusqu'à la fin septembre pour se mettre d'accord. Une première offre de l'Indien avait été rejetée en mai pour des raisons de prix mais également de contrôle de la future entité que les actionnaires de MTN ne veulent pas abandonner. D'après l'agence Bloomberg, l'accord prévoirait maintenant que le leader du marché africain prenne aux côtés de ses actionnaires 33 % du capital de Bharti, pour 10 milliards de dollars.
Le modèle économique de Bharti repose sur un prix à la minute le plus faible au monde, appliqué à 100 millions d'utilisateurs. Savoir assurer un tel volume d'usage pour un très faible revenu par abonné constitue évidemment un atout considérable pour attaquer le marché africain. En Inde, Bharti ne compte pas sur un réseau de boutiques mais sur des apporteurs d'affaires dans les villages pour recruter des abonnés. Pour réduire les investissements, le réseau est de plus mutualisé entre cinq opérateurs.
En Afrique, Bharti devra toutefois améliorer encore sa maîtrise des coûts et trouver de nouveaux modèles de facturation "pour une population qui n'a pas de compte en banque et ne consommera que quelques minutes par mois, sur un téléphone qu'on utilisera à plusieurs", explique aux "Echos" Julien Salanave, analyste à l'Idate. Une fois son modèle économique encore amélioré, Bharti, que les Vodafone, France Télécom et autres Telefonica auront bien du mal à concurrencer en Afrique, aura de plus toutes les cartes en main pour s'attaquer au marché de l'Inde rurale et de ses 250 millions de clients potentiels.
Source: JDNet
lundi 14 septembre 2009
Le PC qui lit sur les lèvres devient polyglotte
Une nouvelle méthode de lecture labiale informatisée comprend différentes langues. Elle a plusieurs buts, notamment améliorer les outils de surveillance vidéo et créer un traducteur pour personnes malentendantes.
Les chercheurs à l'Université d’East Anglia en Angleterre ont déjà travaillé sur des logiciels qui déchiffrent les propos sans entendre la voix. Ce projet de lecture labiale ayant avancé, le système est désormais capable de reconnaître et de comprendre plusieurs langues. Conçu par un groupe de vingt-trois spécialistes bilingues ou trilingues, il identifie avec précision quelle langue parle une personne. Neuf langues sont aujourd'hui reconnues: anglais, français, allemand, arabe, mandarin, cantonais, italien, polonais et russe.
Comprendre la physiologie de la parole
"Nous avons constaté que les gens parlant des langues différentes faisaient des mouvement de lèvres différents, explique Stephen Cox, responsable du projet. Par exemple, les francophones ont tendance à arrondir la bouche, alors que chez les arabophones, ce sont les mouvements de langues qui prédominent". Pour reproduire plus fidèlement la réalité, les chercheurs cherchent à répondre à plusieurs questions : quelle est la relation entre le mouvement facial et l’intonation ? Comment la langue parlée, la pose de la personne et le contexte du discours influent-ils sur la reconnaissance labiale ?
S'adapter à la manière de parler des individus
La prochaine étape dans le développement du projet sera de rendre le système capable de s’adapter à la physiologie individuelle et à la manière de parler de chacun. Le but étant de développer des outils et des techniques qui permettent le déchiffrage automatique des propos des personnes filmées. L'invention pourra trouver ses usages auprès des personnes malentendantes, mais aussi des services de police et de l'armée.
Source: L'Atelier
samedi 12 septembre 2009
Le cloud computing et Google Apps, enjeux politiques
Le cloud computing est en train d'introduire une dimension politique dans l'informatique. Les électeurs débattent parfois de l'utilité d'une nouvelle bibliothèque mais préfèrent déléguer les questions d'infrastructure informatique aux responsables des systèmes d'information. Les solutions de SaaS (Software as a Service) offertes par les plateformes de "cloud computing" sont en effet de plus en plus utilisées par les consommateurs et ces derniers se demandent pourquoi le Gouvernement ne se tourne pas vers ces services efficaces et très bon marché. L'Etat de Washington inaugure ce mois-ci un nouveau centre de traitement de données qui est déjà décrié par certains parlementaires de l'Etat. Ces derniers auraient préféré déléguer une partie des ressources informatiques de l'Etat à des opérateurs privés du cloud tels que Google, Amazon ou Microsoft. "L'externalisation des solutions logicielles est sans aucun doute l'avenir" affirme le représentant démocrate de Seattle Reuven Carlyle. Le débat public sur les choix technologiques met petit à petit sur le devant de la scène les responsables des systèmes d'information, tels que Tony Totorice, ancien responsable des systèmes d'information (CIO) du Los Angeles Unified School District et désormais CIO de l'Etat de Washington. La décision de construire le nouveau centre de traitement de données de 6.000 mètres carrés n'est pas de son fait et a été prise bien avant sa prise de fonction, mais il aura peu de marge de manoeuvre pour initier une transition vers le cloud puisqu'à proximité directe du Capitole tournent déjà plusieurs milliers de serveurs X86 non-virtualisés et sous utilisés au sein d'une demi-douzaine de centre de traitement de données. L'externalisation auprès d'un fournisseur de services du cloud n'est par ailleurs pas possible de façon massive pour des raisons de sécurité et de compatibilité avec les applications utilisées jusqu'à présent par l'Etat. Selon M Totorice, l'objectif sera donc de consolider le nombre de centres de données et de standardiser les serveurs sur Microsoft Exchange 2010. Quant à la question du passage au cloud, M. Totorice estime que l'hypothèse ne doit pas être écartée et reste conscient des économies budgétaires possibles mais n'est pas encore convaincu que les critères de sécurité soient aujourd'hui réunis pour pouvoir envisager une transition. Les groupes de pression installés dans la capitale fédérale pèsent également sur les débats. "Citizens Against Government Waste", un groupe de réflexion cofinancé par Microsoft et militant notamment contre l'utilisation de logiciels libres par le Gouvernement, a averti que l'adoption de Google Apps par la ville de Los Angeles aurait un "impact négatif" sur les contribuables. A Los Angeles, un comité municipal devait remettre à l'étude la proposition de migration des 30.000 employés municipaux vers Google Apps en août mais la réunion a été repoussée à une date ultérieure. La ville estime que certains risques subsistent autour de cette migration. Dans un récent rapport [2], des experts en systèmes d'information font savoir qu'un abandon des services de Microsoft Office et de Novell GroupWise serait une décision importante en raison des coûts prohibitifs d'un retour à la situation antérieure où la structure est gérée par la Ville. Le département informatique de la ville a cependant vanté les mérites d'une transition vers Google, mettant en avant des services de meilleure qualité que ceux offerts par la Ville et les économies budgétaires pour les finances municipales. Concernant la sécurité, Pam Dixon, directrice exécutive du World Privacy Forum s'interroge sur la façon dont le stockage en ligne de données médicales peut remplir les critères fédéraux de respect de la vie privée. "La migration vers le cloud signifie que les données vivent dans réalité juridique complètement différente" affirme-t-elle. La question de la sécurité se pose aux instances gouvernementales comme elle s'est déjà posée aux entreprises et l'intérêt d'une migration vers le cloud varie selon la taille de la structure, la sensibilité des contenus hébergés et les moyens financiers à disposition. Il n'existe pas de solution unique au problème, l'enjeu étant un arbitrage entre d'un côté économies réalisables et robustesse de l'infrastructure et de l'autre confidentialité et fonctions spécifiques. Le Gouvernement fédéral, quant à lui, a déjà commencé à s'orienter vers les services de SaaS. L'armée utilise Salesforce.com pour son recrutement et le CIO fédéral Vivek Kundra [3] a adopté Google Apps au District de Columbia lors de son précédent mandat.
SOURCE : BE Etats-Unis numéro 176 (11/09/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60446.htm
vendredi 11 septembre 2009
Orange clone Wikipedia grâce à... Wikipedia
Fin avril, Orange et Wikipedia annonçaient la signature d'un partenariat permettant à l'opérateur de proposer les contenus de l'encyclopédie en ligne sur ses portais Web et mobile. Une première version du service est depuis disponible sur Wikipedia.orange.fr.
Plus qu'une simple redirection vers Wikipedia, Orange héberge désormais sur sa plate-forme les contenus de l'encyclopédie. Pour Orange.fr, l'intérêt est clair. Le portail va pouvoir commercialiser des espaces publicitaires sur du contenu obtenu gratuitement et en toute légalité.
Car selon la présidente du Conseil d'administration de Wikimedia France, Adrienne Alix "n'importe quelle entreprise peut reprendre les contenus de Wikipedia et les commercialiser, c'est le propre de la licence Creative Commons 3.0 et la philosophie du projet Wikipedia que de favoriser la diffusion de ses contenus". Une aubaine pour Orange d'autant que les contenus de Wikipedia sont parmi les plus populaires du Web (Wikipedia.fr a été consulté par 12,3 millions de visiteurs uniques en juillet, selon Nielsen//Netratings - lire l'article : l'audience des 30 premiers groupes français en juillet 2009, du 02/09/09).
Mais le partenariat entre les deux acteurs va au-delà d'une simple reprise de contenus, accessible à tous. Car le contrat porte en fait sur une intégration étroite de la plate-forme encyclopédique sur le portail Orange.fr. Ainsi, son but est de permettre aux utilisateurs d'Orange d'intégrer des modifications directement dans l'encyclopédie depuis ses propres pages. Ce qui assure à Orange la possibilité que l'encyclopédie gratuite qu'il héberge sera mise à jour et continuera de s'enrichir.
Si l'audience de Wikipedia risque de perdre autant qu'Orange.fr en gagnera, cette concurrence n'inquiète pas la responsable française de l'encyclopédie. "On va voir ce que cela donnera, explique Adrienne Alix. Mais en tant qu'association à but non lucratif, nous ne cherchons pas la performance à tout prix et nous n'avons pas de parts de marché à défendre…".
Orange ne reversera pas donc de revenus publicitaires à l'encyclopédie. Mais en contrepartie de ce partenariat, Wikipedia bénéficiera des outils développés par Orange pour porter Wikipedia sur mobile. Des outils qui seront mis à disposition de l'association qui gère l'encyclopédie, et qui comme ce qu'elle produit, seront sous licence Creative Commons. C'est-à-dire utilisables, et commercialisables, par tout le monde, y compris les concurrents d'Orange.
Source: JDNet
01 Pages - Chercheur de "bons plans"
Depuis l’émergence des applications stores pour téléphones mobiles (iphone, android,…), de nombreuses marques ont développé leur application dans l’objectif d’augmenter leurs ventes et leur trafic en magasin. Jusqu’à maintenant ces applications étaient incapables de distribuer des coupons de réduction en les limitant à une utilisation unique (brûler le coupon).
L’application 01Pages tente de répondre aux besoins des magasins et des consommateurs avec un seul logiciel : celui-ci permet aux consommateurs de géolocaliser les « bons plans » et autres réductions sur une carte. Cette même application donne la possibilité aux magasins de diffuser et programmer leurs campagnes de diffusions de coupons de réductions et de paramétrer celles-ci en fonction du rayon d'action d'une position donnée (par GPS, triangulation ou sélection "manuelle" avec résolution d'adresse automatique), des plages horaires & journalières (heure/date courante ou choix de l'utilisateur) des secteurs d'activité.
Enfin les bons de réductions sont générés de façon unique et peuvent être soit scannés par une douchette optique soit validés par la caissière directement sur le téléphone mobile du consommateur.
Pour la première fois, les marques vont pouvoir diffuser des bons de réduction de façon géolocalisée et à usage limité au travers d’applications sur Iphones et téléphones Android.
SOURCES : L'échangeur